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Femmes iraniennes

deux films et une pause gourmande

Iran - - .

18h30:  Nahid

Nahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de 10 ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la tradition iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier a accepté de la céder à son ex femme à condition qu'elle ne se remarie pas. 


Pause gourmande

21h00: Red Rose

Téhéran, juin 2009, au lendemain de l’élection présidentielle usurpée. Le tumulte d’une ville qui tangue sous la « Vague verte » de contestation. Un appartement comme lieu de refuge. Un homme et une femme de deux générations différentes. Une histoire d’amour qui bouleversera le cours de deux existences.

 

 

More details

Projection : Jeudi 24 Mars 2016 - 18h30 - 21h

Nahid

Iran - 2015 -1h45 - VOST
Réalisation: Ida Panahandeh
Scénario: Ida Panahandeh et Arsalan Amiri
Image: Morteza Gheidi
Montage: Arsalan Amiri
avec Sareh Bayat, Pejman Bazeghi, Navid Mohammad Zadeh, Milad Hossein Pour, Pouria Rahini, Nasrin Babaei...

Prix de l’avenir, Cannes 2015 Sélection officielle « Un certain regard »

Fraîchement divorcée, Nahid a obtenu, contre toute attente, la garde de son fils, à la condition qu’elle ne se remarie pas. Il faut dire que le père de l’enfant est un joueur invétéré et un toxicomane irresponsable.

Tout irait pour le mieux si l’enfant n’était pas aux portes de la délinquance et si Nahid n’était pas tombée amoureuse d’un autre homme...

C’est la complexité des situations ainsi que les sentiments contradictoires des personnages qui font la richesse du film. La jeune réalisatrice Ida Panahandeh décrit à merveille les déchirements de Nahid, qui sont probablement ceux de bien des femmes divorcées en Iran. Nahid n’a de prise sur rien et c’est là que repose sa tragédie. Son sort est entre les mains du patriarcat iranien.

La cinéaste refuse, cependant, l’étiquette d’artiste engagée. Elle précise: « Les films de Tarkovski m’ont beaucoup inspirée. Or, quand il se lançait dans un projet, il n’avait pas l’intention de dénoncer ou d’affirmer quoi que ce soit. Il avait juste le désir d’un geste artistique. Je partage cette vision du cinéma ».

Dans Nahid, Ida Panahandeh ne divise pas le monde en méchants et gentils.

L’Iran vit une phase de transition et la société se modernise. Mais, les lois, encore en décalage avec cette réalité, provoquent des confrontations inévitables entre ethnies, classes sociales ou sexes. A l’image de la relation entre Nahid et son ex-mari qui n’est en rien le méchant de l’histoire mais une victime de ces lois.

sources: Le Monde 25 février 2016, Première - Février 2016 


Red rose

Iran/France - 2014 - 1h27 -VOST
Réalisation: Sepideh Farsi
Scénario: Javad Djavahery et Sepideh Farsi
Image: Pantelis Mantzanas
Décors: Mayou Trikerioti
avec Mina Kavani, Vassilis Koukalani, Shabnam Tolouei, Babak Farahani, Javad Djavahery...

Téhéran en juin 2009, au lendemain de la réélection usurpée du très controversé Mahmoud Ahmaddinejad, un an avant les « printemps arabes ». La ville s’agite et la contestation draine dans la rue une foule très remontée.

Une bande de manifestants déboule dans l’appartement d’Ali pour se mettre un moment à l’abri des charges des bassidjis (les miliciens du régime). Les manifs, il connaît...mais les siennes étaient pour le renversement du Shah dans les années 80 et ces jeunots viennent bousculer une vie qu’il voudrait en retrait.

Sara a des yeux étranges. S’il est sur la réserve, elle est bigrement délurée et va prendre l’initiative d’une relation passionnelle, exacerbée par un contexte non moins passionnel. A la première accalmie, la bande retourne dans la rue, mais Sara revient sur ses pas...

Le film est passionnant à plus d’un titre: tourné pour les intérieurs dans un appartement d’Athènes, toutes les séquences des manifestations que l’on voit ont été tournées in vivo sur des téléphones portables, par des anonymes, seul moyen (risqué pour celui qui filme) de pouvoir témoigner de ce qui se passe sur le terrain. Une façon de rendre hommage à tous ceux qui ont risqué leur vie pour filmer ce soulèvement post-électoral, ainsi que la répression qui lui a répondu.

Bien qu’artiste engagée, Sepideh Farsi n’est pas dupe. Le film véhicule le fait que la tentative de révolution s’est élaborée sans véritable socle idéologique, par une jeunesse qui se soulève pour « vivre sa vie » en étant débarrassée des terribles carcans imposés par la République Islamique

Red rose est assez cruel. Et si les protestataires issus des quartiers favorisés du nord de Téhéran n’avaient pas eu d’idées pour lesquelles mourir...

source: Nouvel Obs - 16 au 21 septembre 2015 Libération - 15 septembre 2015