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No Land's Song

Un film de Ayat Najafi

Scénario de Ayat Najafi

Avec Sara Najafi, Parvin Namazi, Sayeh Sodeyfi

Iran - 2016 - 1h31. Sortie France : 16 Mars 2016

En Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Défiant la censure, Sara, une jeune compositrice, se bat pour organiser un concert à Téhéran avec des chanteuses iraniennes et françaises.
Un documentaire passionnant avec des rebondissements et des déceptions, avec du suspense et des instants de grâce dus à l’intensité de la musique iranienne. 

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Projection : Jeudi 28 Avril 2016 - 19h00 - 21h00

Grand prix et Prix de la critique, Valenciennes 2016

« La voix chantée de la femme se transforme pour donner du plaisir et aucun homme décent ne devrait ressentir d’excita- tion sexuelle ». Ces paroles sont volées, par le réalisateur, à un représentant du Ministère de la culture et de la guidance islamique qui se méfie terriblement de la musique et des femmes, sources de trop nombreux péchés.

Depuis la révolution de 1979, cette position n’a pas changé : il est interdit aux femmes de chanter en solistes devant un pu- blic. Une jeune compositrice, Sara Najafi, va tenter de braver cette interdiction en invitant Jeanne Cherhal, Elise Caron (venue plusieurs fois à l’Arrosoir à Chalon) et Emel Mathlouthi, la jeune égérie de la révolution tunisienne, à participer à un concert à Téhéran.

Ce documentaire pourrait n’être qu’un énième film où les sans-grades s’attaquent à un adversaire démesuré (en l’occurrence, ici, le pouvoir islamique). Mais, si No land ‘s song se voit presque comme un film à suspense - toute l’énergie dépensée par les musiciens parviendra-t-elle à faire aboutir le projet ? - d’autres lectures apparaissent très vite dans cette chronique qui s’étale sur trois longues années.

D’abord, celle-ci fait revivre le passé, période mythique et révolue où la culture était le fer de lance de la société iranienne. Ensuite, elle se double d’une charge politique virulente, sans concession , qui a bien évidemment entraîné l’interdiction du film à Téhéran.

Enfin, et c’est cela qui lui donne toute sa saveur, elle nous montre l’espoir, le dynamisme, les colères, les peurs, parfois la naïveté de ces musiciens. Les échanges de regards et les conver- sations, filmés avec beaucoup de finesse par Ayat Najafi dans la deuxième partie, en disent beaucoup plus qu’un long discours. Cela nous laisse au bord des larmes d’autant que la musique, d’une rare intensité, jette alors une passerelle entre l’Orient et l’Occident et apporte un souffle salvateur de liberté qui pourrait, se dit-on, susciter d’autres désobéissances.

Depuis la fin du tournage en 2013, la situation n’a guère évolué...

Texte : Janick Leconte – La bobine Sortie nationale : 16 mars 2016