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Les bois dont les rêves sont faits

En présence de la réalisatrice

Un film de Claire Simon

France - 2016 - 2h26. Sortie France : 13 Avril 2016

Il y a des jours où on n’en peut plus de la ville, alors on se souvient de la Nature, et on pense au Bois. On passe du trottoir au sentier et nous y voilà ! La rumeur de la ville s’éloigne, on est dans une prairie très loin. C’est la campagne, la forêt, l’enfance qui revient. C’est une illusion vraie, un lieu pour tous. Le paradis retrouvé.

Une réflexion sur la manière dont nous pratiquons le Bien, dont nous parlons sa langue, à l’intérieur d’un lieu conçu et entretenu pour en être le théâtre : le Bois de Vincennes. 

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Projection : Lundi 2 Mai 2016 - 19h00

« La rumeur de la ville s’éloigne. On y croit. On y est. C’est l’illusion vraie, le paradis retrouvé. Que peut-on espérer ici plus qu’ailleurs ? ».

Ainsi commence Le Bois dont les rêves sont faits. Claire Simon, en voix off, plante le décor. Nous allons nous promener dans un lieu reculé, pourtant situé dans l’enceinte d’une des plus grandes agglomérations mondiales : le Bois de Vincennes. Sous le regard de la réalisatrice, celui-ci devient alors une zone inattendue en marge de la ville où les caractères communs vont se transformer.

Au cours d’une trentaine de saynètes, Claire Simon suit ses différents interlocuteurs comme de réels habitants des lieux. Dans ce monde, chacun semble le bienvenu, quels que soient son âge, ses origines, ses attirances. La parole, totalement libre, distille alors les blessures, les cicatrices, les instincts libérés ou tout simplement la joie de parcourir des lieux peu empruntés.

Claire Simon

Née en Grande-Bretagne, Claire Simon étudie l’ethnologie, l’arabe et le berbère. Elle se tourne rapidement vers le cinéma et refuse d’intégrer une école spécialisée. Elle tourne ses premiers courts métrages en autodidacte au milieu des années 70. Son passage aux Ateliers Varan se révèle décisif : elle y découvre les vertus du cinéma direct et décide de s’orienter vers le monde du documentaire dans lequel elle se fait un nom, au début des années 90, grâce à Coûte que coûte et à Récréations.

Dès lors, Claire Simon qui a exercé de nombreux métiers dans le cinéma : réalisatrice, directrice de la photo, scénariste, cadreuse, co-directrice du département réalisation de la Fémis (école nationale supérieure des métiers du cinéma), va retenir l’attention par son parcours artistique atypique. Elle prend, en effet, un malin plaisir à brouiller les frontières entre documentaire et fiction, passant de l’un à l’autre sans qu’on puisse l’enfermer dans un genre spécifique.

Ainsi, en 1997, Claire Simon réalise son premier long métrage de fiction Sinon, oui inspiré d’une histoire vraie, celle d’une femme qui s’invente une grossesse. Puis, elle revient au documentaire en s’emparant de récits authentiques, qui témoignent paradoxalement de son goût pour le romanesque. De cette période, naissent 800km de différence où elle filme le flirt de sa fille et Mimi sur la vie banale d’une amie.

En 2006, Ça brûle (présenté à la Quinzaine des Réalisateurs) annonce son retour à la fiction, bientôt suivi par Les bureaux de Dieu qui évoque le quotidien du planning familial et qu’elle est venue nous présenter en mars 2009.

Gare du nord (2013) continue dans cette veine. La réalisatrice compare notre passage sur terre à un passage dans une gare. Là encore, les acteurs sont des professionnels mais les dialogues et les situations sont tirés des six mois d’observation qu’elle a passés dans la gare parisienne, tout comme dans Les bureaux de Dieu où les témoignages collectés au planning familial servaient de trame au scénario.

Sa dernière oeuvre, Le Bois dont les rêves sont faits la ramène de nouveau au documentaire.

« Dans mon travail documentaire, j’ai essayé de trouver des situations de fiction, non pas au sens où il y aurait des acteurs, mais où la référence serait la fiction. [...] Ce qui m’intéresse n’est pas la maîtrise, mais plutôt l’idée d’être au front, là où tout est incertain, où le monde est mouvant » disait Claire Simon il y a quelques années.

A quelle mythologie se réfère Le Bois dont les rêves sont faits ? Où est le réel ? Où est la fiction ? Y a-t-il une frontière nette entre les deux ? Claire Simon nous interroge constamment et ce questionnement nous renvoie à nos incertitudes et à nos inquiétudes. Cela n’est pas la moindre de ses qualités.