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Argentina

( Zonda )

A l'occasion de la fête de la musique

Un film de Carlos Saura

Scénario de Carlos Saura

Avec Pedro Aznar, Juan Falú, Marian Farías Gómez

Argentine - 2015 - 1H27. Sortie France : 30 Décembre 2015

De la Pampa aux Andes, de l'univers des indiens Mapuche á celui des villageois qui chantent leur nostalgie dans les cafés, du monde des Gauchos à celui des grandes villes d'aujourd'hui… ARGENTINA nous propose un voyage musical et sensoriel dans l'espace et le temps composé des chants, des danses et des couleurs qui font toute l'âme de l'Argentine.

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Projection : Lundi 20 Juin 2016 - 19h00 - 21h00

Depuis le très beau Noces de sang en 1981, Carlos Saura explore régulièrement le genre du film musical où il expérimente ambitieusement la limite entre le cinéma et le spectacle scénique, qu’il s’agisse de Carmen (1983), Tango (1997), ou Flamenco, Flamenco (2010), avec lequel Argentina forme un diptyque. Ces deux films ont en effet été pensés comme une série de tableaux chorégraphiques et musicaux volontairement dénués de narration. En parcourant les origines musicales de l’Argentine à la manière de la zonda, ce vent qui va des Andes jusqu’à l’Atlantique, Argentina lutte contre l’oubli de l’histoire du pays, de son peuple, et montre comment la beauté naît, non pas d’un repli réactionnaire, mais de la diversité.

Argentina entrelace donc le passé et le présent jusque dans sa forme cinématographique. Tout son but est là, dans la construction patiente et modeste d’un dialogue entre les cultures les plus anciennes et leurs formes contemporaines pour en suggérer l’éternelle jeunesse. Aux peintures traditionnelles de gauchos, de danseurs et chanteurs folkloriques, dont les tableaux parsèment le décor, répond la captation mouvante des artistes qui reprennent la tradition sous une forme modernisée.

Le dispositif visuel mis en place par le cinéaste restitue avec force le charme pluriel et polyphonique de son objet, le film est en effet un kaléidoscope vivant où l’image des artistes est démultipliée, diffractée par les miroirs, par des écrans de projec- tion placés en arrière-plan et par des fréquents changements de points de vue sur le même artiste. À l’instar des comédies musicales de l’âge d’or hollywoodien, la technologie est au service du lyrisme, de l’amplification des émotions de la danse et de la musique. Dans un chatoiement de couleurs oscillant entre le bleu, l’orange, mais aussi le rose et le vert, les travellings courent et plongent jusqu’aux corps des danseurs. Si Argentina bouleverse et agit comme une berceuse envoûtante, c’est bien parce que Carlos Saura, pour ressusciter les origines oubliées de l’art argentin, se livre à une exploration ambitieuse du medium cinématographique.

Sources : Dossier de presse. critikat.com. Avoir- alire.com.