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21e Soirée Courts métrages

animée par Gilles COLPART, spécialiste du court métrage et en présence de Laurine BAUBY et Guillaume RIEU, réalisateurs

 

En route vers une troisième décennie ! Abreuvons nous d’abord des capiteuses tribulations du vin français en l’Empire du Milieu ! Tchin tchin (!!). Voyages lointains... jusqu’au plus lointain en nos rêves... les plus fous ? Mars... et ça repart !! Y avait plus près, mais voilà bien un balcon de choix pour l’observation de la Belle Bleue et des êtres qui la peuplent ! Leur face cachée, leurs arnaques en tous genres, pas toujours malfaisantes voire pour la bonne cause, leurs actes manqués, leur part d’inconscient, les hantises qui les meuvent en tous actes, famille repoussoir ou au contraire quête des origines... « Maman, papa » chantait Brassens ! « Allo ! Ici bébé ! » .

 

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Projection : Jeudi 24 Novembre 2016 - 19h00

FRENCH TOUCH de Xiaoxing CHENG 2015. 22 min. 20 sec.

Prix du public au festival du court métrage d’humour de Meudon
et au festival
« Mamers en mars ». 


La France, c’est mort : ça se passe à Dubaï ou à Shanghaï ! Mais le rêve chinois de Florent , jeune diplômé français, tourne au cauchemar. Prêt à tout pour vivre dans le « Far East », il croise le chemin de Tang, belle Chinoise revenue de France, qui va lui faire une proposition.

En narrant ainsi les tribulations d’un expatrié français en Chine amené à se prétendre oenologue, Xiaoxing Cheng reprend en un sens sa propre histoire, en inversant les données. Installé en France depuis une vingtaine d’années, il s’y adonne aux activités de traducteur, journaliste, chroni- queur radio, réalisateur de plusieurs courts métrages (documentaires pour la plupart, notamment sur Les enfants bananes) et comédien voué aux rôles d’immigrés clandestins ou de milliardaires rouges pour séries télé (PJ, Soeur Thérèse.com, Fais pas ci fais pas ça...) ou films de cinéma (La journée de la jupe de J.P. Lilienfeld, Monsieur Papa de Kad Merad, Paulette de Jérôme Enrico, Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? de Philippe de Chauveron etc). Ici il tient le rôle de Monsieur Li.

Pour parodier les titres de comédies italiennes des années cinquante : Amour, vin et arnaque. Avec pépins, mais... sans modération !


Le MECENE de Lionel AUGUSTE 2016. 20 min. 


Antoine découvre sa femme au lit avec un inconnu. Mais la dispute attendue n’a pas lieu, et une curieuse manipulation se met en place. Les rôles s’inversent, le trompé n’est peut-être pas celui qu’on croit... Tout à la fois réalisateur, scénariste, producteur et interprète de cette première réalisation, le comédien Lionel Auguste s’est pour l’occasion entouré d’autres acteurs qu’il avait déjà connus au fil de ses expériences artistiques, faisant donc ainsi l’économie de tout casting. Parmi eux : Benoît Allemane, le « monsieur voix off » peut-être le plus entendu sur tous supports. Et José Paul, un temps compromis en de funestes pupitreries vespérales pour M6 mais au demeurant acteur et metteur en scène de théâtre fort apprécié, comme en 2015 pour Pas à pas, pièce de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret, avec... Lionel Auguste. 

Celui-ci, avant de faire converger ses passions pour la photogra- phie (les photos de paysages patagoniens sont du Polonais Jakub Polomski) et l’Amérique du sud ( il fut accompagnateur de trekking dans les Cordillères du nord du Pérou), était lui aussi, de par sa naissance en Chartreuse, prédestiné à... l’ivresse. Il partit donc s’enivrer d’un tour du monde, toute l’année 2001 en 4x4, expérience relatée en un livre, Des idées plein la Terre, avec préface de Nicolas Hulot ! Atterrissage dans une école supérieure de commerce. « On est paraît-il de plus en plus nombreux à faire le choix d’un métier artistique après une école de commerce ou d’ingénieur. Les responsabilités, la vie de bureau, la pression des résultats, tout ça pour engraisser quelque actionnaire du bout du monde, je ne m’y voyais pas ». Alors Cours Florent (2002-2005). Puis les premiers rôles. Télévision : Femmes de loi (2007), Section de recherches (2009), Ma femme ma fille deux bébés (2011), The crocking dead (2013). Théâtre : Le cercle des joyeux désespérés , 186 représentations en 2011 à la Comédie de Paris. Courts métrages : en moyenne un par an. Longs métrages : retenir Ange et Gabrielle d’Anne Giafferi (2014) aux côtés de Patrick Bruel, et la magnifique incarnation de Jean-Pierre Aumont dans le biopic Maria Montez (2013) de Vicente Penarrocha, tourné en espagnol, langue qu’il parle couramment comme l’anglais. 

LE REPAS DOMINICAL de Céline DEVAUX 2015. 14 min.

Sélectionné en compétition officielle du Festival de Cannes 2015, César 2016 du court métrage d’animation, Prix spécial du jury et Prix SACD du meilleur film d’animation francophone du festival de Clermont-Ferrand 2016, Grand prix du jury et mention du Jury Jeunes du festival de court métrage en plein air de Grenoble 2016. 


C’est dimanche. Au cours du repas, Jean observe les membres de sa famille. On lui pose des questions sans écouter les réponses, on lui donne des conseils sans les suivre, on le caresse et on le gifle. C’est normal, c’est le repas dominical.

« Les réunions familiales ont un côté redéfinissant, extrêmement violent. Le film traite de la confrontation soudaine d’un individu devenu jeune adulte à ses pairs et de la façon dont ceux-ci décident ou non de l’accepter comme leur égal et de le comprendre ».

Ainsi s’exprime Céline Devaux, titulaire d’une licence d’histoire puis diplômée d’animation de l’Ensad (ou « Arts Déco ») où elle a réalisé son premier court métrage, Vie et mort de l’illustre Grigori Efimovitch Raspoutine (Prix de la meilleure animation francophone au festival de Clermont-Ferrand 2013, auquel elle semble abonnée !), qui déjà optait pour un récit en voix off comme ici avec les voix de Vincent Macaigne et George Blagden. Autre apport artistique déterminant : la musique de Flavien Berger, « le nouveau prince noir de la pop française », pour qui Céline Devaux a réalisé le clip de la chanson Gravité


SLIM THE MAN de Samir OUBECHOU et Cherif SAIS 2015. 20 min. 45 sec.

Prix du public et mention du Jury Presse du festival de court métrage en plein air de Grenoble 2016 


A la mort de leur père, Hassan et Djalil découvrent chez lui une vieille cantine. Elle contient de nombreux souvenirs : vieux papiers, coupures de journaux, photos, et un vieux disque de rock’n roll d’un certain « Slim the man ».

A la croisée des Pieds nickelés et du Pigeon, cette « comédie sur l’étrange amnésie collective qui s’installe dès qu’il est question de la guerre d’Algérie » constitue la première réalisation de Samir Oubechou et Cherif Saïs, jusque là scénaristes pour le cinéma ( Les mythos de Denys Thibaud) et pour des séries télé ( Section de recherches, Adresse inconnue etc). Ils s’en expliquent : « En tant que fils d’immigrés nous nous sommes rendu compte que nous ne connaissions pas tout un pan de l’histoire de nos parents. La pudeur, le tabou lié à la colonisation et au conflit qui en a découlé, explique que nos parents soient réticents à se livrer sur leur passé (...) alors que bon nombre d’entre eux ont eu des vies héroïques. Nous avons voulu intégrer cette problématique dans notre mise en scène même. C’est pour cette raison que la période contemporaine et la période années soixante ne sont pas traitées de la même manière, formellement parlant. (...) Si nous empruntons la voie de la comédie c’est pour désamorcer le potentiel plombant d’un tel sujet. Nous ne voulions pas faire un film académique type " La guerre d’Algérie pour les nuls ". Les sujets graves ne devraient pas être l’apanage du drame. Nous sommes fans de la grande comédie italienne. Ainsi le film débute-t-il dans un burlesque assumé, avant de bifurquer radicalement ».

Bonbons, exquis mots, chocolats glacés


RHAPSODY de Constance MEYER 2016. 15 min. 30 sec. 

Sexagénaire solitaire, Gérard vit dans un petit appartement au 14ème étage d’une tour. Tous les jours une jeune femme lui confie son bébé, Teo. Un lien naturel et insolite unit ces deux êtres, l’un massif et robuste, l’autre petit et délicat, ce qui conduisit le critique Sylvain Angiboust à s’exclamer en plein festival de Grenoble : « Ces tours carrées et rectilignes et ces deux personnages tout ronds ! ».

De fait, lors du casting bébés, la réalisatrice recherchait « un bébé mini Depardieu ». Si, si, c’est bien lui! Après avoir longtemps fui le court métrage, par peur pour son « image », l’acteur vedette s’y adonne désormais sans crainte. En 2012, Depardieu le vigneron tournait Grenouille d’hiver de Slony Sow, programmé à la 17ème Soirée Courts de la Bobine. Egalement en 2012, en noir et blanc et aux côtés de Samir Guesmi ( l’acteur de Première séance ) et de Marina Foïs : Frank-Etienne vers la béatitude, de... Constance Meyer... 

Les deux s’étaient connus à l’occasion d’une pièce de théâtre mise en scène par Luc Bondy, dont la jeune femme, née en 1984, était l’assistante après des études de littérature et d’histoire. Avant Rhapsody, le colosse avait été partenaire d’Isabelle Huppert dans Valley of love de l’écrivain-cinéaste Guillaume Nicloux, qui tient ici le rôle de « l’ami ». Pour la scène de Gérard et Teo allongés sur le lit, l’équipe technique devait attendre que le nourrisson veuille bien s’endormir. L’acteur finit par perdre patience et, en fait, c’est lui qui s’endormit. L’on fit tourner quand même la caméra et, to- tal, au lieu d’avoir comme prévu Depardieu qui s’occupe du bébé on a le bébé qui s’occupe de Depardieu ! Comme quoi, l’imprévu est parfois père de toutes les chances ! « J’aimerais laisser l’absurde et le rêve prendre le dessus sur le réalisme, comme le morceau de Queen Bohemian Rhapsody chanté par le choeur dans la scène finale », écrit Constance Meyer.


PREMIERE SEANCE de Jonathan BORGEL 2015. 10 min. 20 sec.

Prix du public aux festivals de Contis et d’Alès, Prix du rire Fernand Reynaud du festival de court métrage de Clermont-Ferrand 2016, Prix du Jury Jeunes du festival de court métrage en plein air de Grenoble.

Ivan a rendez-vous chez un psychanalyste pour sa première séance... Ivan sur le (d)ivan !... Prédestination ?...

Cet Ivan, que serait-il sans Samir Guesmi ? Déjà cité à propos du film précédent, l’acteur a joué depuis 1991 dans plus d’une vingtaine d’autres courts métrages, notamment l’Oscarisé et Césarisé Mozart des pickpockets (2006) de Philippe Pollet-Villard. Il en a même réalisé un, C’est dimanche (2008), Prix du public du festival de Clermont-Ferrand, d’entrée! Côté longs métrages, il a mis son talent au service de J.J. Beineix, Cyril Collard, Jean Becker, Claude Miller, Alain Chabat, Nicole Garcia, Guillaume Canet, Bruno Podalydès, jusqu’à une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Camille redouble de Noémie Lvosky en 2012. Titulaire d’une maîtrise de droit international des affaires avant d’apprendre le métier de comédien au Cours Florent en 2008, Jonathan Borgel a, depuis 2007, réalisé quatre courts métrages, écrit deux pièces de théâtre et joué dans quelques films, notamment Les enfants rouges (2013), troisième long métrage de Santiago Amigorena, ici acteur et surtout connu comme scénariste en particulier pour Cédric Klapisch, copain de lycée. Né en Argentine d’un père... psychanalyste (!), Amigorena est le père des deux enfants de... Julie Gayet, dont il est séparé depuis 2006. Cette vie commune est consignée dans son livre Des jours que je n’ai pas oubliés .

 

A L’APPROCHE de Laurine BAUBY 2016. 7 min 

Une petite gare déserte. Un monsieur âgé au regard triste se balance sur ses pieds à l’extrême bord du quai. Une jeune femme nerveuse vient se placer à côté de lui. Elle a le sentiment qu’il se pré- pare à commettre l’irréparable. Seulement voilà, elle se rend à un entretien d’embauche qu’elle ne peut pas rater. Et le train est... à l’approche ! Le double sens du titre s’impose ainsi d’emblée ! Née en 1987, Laurine Bauby obtient une licence cinéma à La Sorbonne ainsi qu’un diplôme de l’Esec tout en acquérant une formation de comédienne, avant de réaliser un premier court métrage, Les figurants en 2014. Revendiquant des influences de Jacques Tati ( jeu corporel très marqué ), du « cinéma barré » de Fiona Gordon et Dominique Abel et de la « mélancolie poétique » de Wes Anderson, elle eut l’idée de ce deuxième court à partir d’un fait hélas trop connu des usagers du métro, le suicide de personnes qui se jettent sur les rails, « prétexte idéal à raconter ce que j’aime le mieux dans les histoires : le moment d’une rencontre. Il y a quelque chose de magique dans une rencontre, surtout quand elle est improbable. Elle peut changer le cours d’une vie en un temps record. J’ai donc pensé ce film comme un conte burlesque. C’est un film de personnages hyper sensibles, qui fait l’éloge de la fragilité et du doute ». Le film a été financé par souscription.


MARS IV de Guillaume RIEU 2016. 15 min. 


Guillaume Rieu aime la planète Mars et... Chalon sur Saône ! Il est donc le premier à venir trois fois présenter un court métrage au public de la Bobine. Seuls Serge Avedikian et la comédienne Chantal Banlier étaient jusque là, comme lui, venus deux fois !

Après L’attaque du monstre géant suceur de cerveaux de l’espace (Soirée Courts 2012) et Tarim le brave contre les 1001 effets (Soirée 2015), Mars IV ne fait que confirmer sa prédilection pour le fantastique, abondant cette fois en une veine de science-fiction futuriste qui était l’objet même de la « commande ». Le film s’inscrit en effet dans l’annuelle « Collection » des Programmes Courts de Canal Plus, dont le thème était pour 2016 « la vie en 2050 ».

« Mars IV est pour moi la première occasion de faire un film de science-fiction à peu près sérieux. Étant fasciné depuis longtemps par la culture populaire sur cette planète, je souhaitais y situer un de mes films. Qui plus est, j’aime placer mes films dans une réalité différente de la nôtre, et recréer une version peut-être plus poétique que réaliste de l’environnement de Mars est pour moi un challenge plutôt excitant. En dehors du fort intérêt esthétique que j’attache à ce projet, Mars IV permet de poser plusieurs questions, d’aborder plusieurs thèmes qui m’intéressent, en les liant par une histoire. Cela sous forme d’hommage à la science-fiction littéraire. On y retrouve quelques clins d’œil à des romans liés à Mars tels que La Guerre des mondes , ou John Carter de « Mars », mais les principales références sont les œuvres de Philip K. Dick, d’Isaac Asimov et de Ray Bradbury. Ainsi Mars IV aborde le thème du questionnement de la réalité (propre à K. Dick), de l’intelligence artificielle (Asimov), et traite de la fascination pour la planète et de la justification de la présence de l’Homme sur celle-ci (aussi abordé dans Les chroniques martiennes de Bradbury). Enfin j’ai voulu garder un ton assez neutre, il ne s’agit pas de porter un jugement sur la science, d’abord parce que cela a déjà souvent été fait, ensuite parce que je préfère que le spectateur se pose la question par lui-même. Il y a des bons et des mauvais côtés, les deux sont montrés de manière égale. Dans le même ordre d’idée, j’aimerais raconter une histoire où il n’y a pas de méchant, pas de conflit véritable. Les personnages se retrouvent face à un problème, et agissent tous dans le même but : protéger la Terre ».