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Swagger

EN PRESENCE DE LA PRODUCTRICE MARINE DORFMAN

Un film de Olivier Babinet

Scénario de Olivier Babinet

Avec Aïssatou Dia, Mariyama Diallo, Abou Fofana

France - 2016 - 1h24. Sortie France : 16 Octobre 2016

Swagger nous transporte dans la tête de onze adolescents qui grandissent au coeur d’une des cités les plus défavorisées de France. A travers leurs regards singuliers et inattendus, le réalisateur donne vie aux propos, aux rêves, à l’ambition de ces enfants. Leur parole est précieuse et donne envie de les rencontrer et... de les écouter. Un documentaire débordant de fantaisie, de liberté et surtout d’espoir, formidablement mis en images 

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Projection : Jeudi 2 Février 2017 - 19h30

Le film

On vous le dit tout net : vous allez ressortir de Swagger, avec des étoiles dans les yeux et une irrésistible envie de partager autour de vous cette pépite solaire et inclassable. Présenté comme un documentaire social, ce film est en effet tout autre chose car il s’agit ni plus ni moins de décloisonner nos représentations, d’aller à rebours des idées préconçues et des images toutes faites, de déconstruire, comme le dit Ken Loach, le « récit des puissants ».Pendantdeuxans,OlivierBabinetabosséaveclesgaminsdu collège Claude Debussy d’Aulnay-sous-Bois. Il est descendu dans les rues, il est entré dans les classes, et surtout il a pris le temps de voir et d’écouter.

Dans un premier temps, il a aidé les collégiens à se réapproprier leur histoire, leur imaginaire et leur image en animant un atelier de réalisation de courts métrages. Puis, très vite, il a baladé sa caméra, à leur hauteur, en mettant en scène leur vie réelle et leur vie rêvée. Enfin, il a capturé leurs paroles avec beaucoup d’attention et de respect, que ce soit à propos de leur perception de la vie ou de leurs ambitions en mettant un point d’honneur à ne jamais laisser poindre le moindre jugement, la moindre condescendance.

Tout cela se ressent. C’est ce qui lui permet de jouer avec le groupe et de mettre au service de celui-ci toute la magie qu’offre le cinéma, celle qui nous permet, par exemple, de plonger dans la ville, de passer par les fenêtres pour aller au chevet d’une jeune fille endormie, au mépris des pesanteurs. Les codes de la culture populaire irriguent la mise en scène et, entre les paroles de ces jeunes ados, on navigue, dans un univers coloré passant de la comédie musicale au clip et à la science fiction.

Swagger est donc plus qu’un « banlieue-film » novateur. Il rafraichit notre regard sur ce que peut être le cinéma, et il redéfinit ce que peuvent être des gamins de banlieue. Ceux-là ne sont ni rappeurs, ni dealers, ni incendiaires, ni victimes expiatoires de la société mais simplement des enfants qui rêvent leur avenir.

Et nous, nous suivons ces fanfarons avec délice et enthousiasme tant le plaisir qu’ils ont à faire du cinéma nous gagne et nous émeut.

Ce film est vraiment un antidote au désespoir.

Sources : Les Inrocks, 16 novembre 2016, leblogducinéma.fr, utopia.fr 


Notre invitée

La productrice Marine Dorfmann

Marine Dorfmann est une jeune productrice qui a travaillé sur quelques films depuis le début de sa carrière en 2009. Elle a notamment produit Un déjeuner du dimanche avec Jean-François Stevenin en 2012.
Elle est la petite-fille de Robert Dorfmann et la fille de Jacques Dorfmann qui étaient eux-mêmes des producteurs de renom. En effet, on doit à ce dernier la production de L’armée des ombres, Le cercle rouge, La guerre du feu et Nous ne vieillirons pas ensemble.

Olivier Babinet, Réalisateur

Olivier Babinet, est né à Strasbourg. Dans sa jeunesse, il bricole déjà des courts métrages avec ses amis, joue de la batterie dans un groupe « qui est passé par beaucoup de styles musicaux mais qui a commencé par être punk », avant de débarquer à Paris à l’âge de 18 ans dans l’idée de devenir musicien professionnel. Mais il devient rédacteur pour la publicité tout en continuant de fabriquer des petits films, et un pilote pour une série, Bidule, qui sera diffusée entre 1999 et 2000 sur Canal +.

En 2008, C’est plutôt genre Johnny Walker, son premier « vrai » court métrage, remporte de nombreux prix dont le prix spécial du jury à Clermont-Ferrand. En 2010, il coréalise avec le photographe Fred Kihn son premier long métrage Robert Mitchum est mort. Le film est projeté au festival de Cannes à l’Acid et obtient le Grand prix au festival Premiers Plans d’Angers.

Parallèlement à ses activités de scénariste et de réalisateur, Olivier Babinet anime pen- dant deux ans des ateliers dans le collège d’Aulnay car son premier court avait été en partie financé par le réseau Cinémas 93. La contrepartie : montrer le film dans des lycées, des collèges, des prisons de Seine-Saint-Denis.

« C’est là que j’ai rencontré ces enfants. Depuis mon enfance, le collège, l’internat, j’ai tendance à fréquenter des gens du même milieu : le cinéma, la musique, la presse, la pub... Un milieu un peu clos, fait de gens d’horizons divers certes, mais un peu consanguin. J’étais donc curieux, et avide d’autre chose. Je me suis dit que ça pouvait être pas mal de faire un film là-bas. Mais je n’avais aucunement l’idée de faire un film directement sur eux. » Mais lors d’un atelier qui dure deux ans, il observe, s’attache à ceux que l’on appelle « les jeunes de banlieue » et commence à penser à un nouveau projet : Swagger.