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Familles américaines

deux films et une pause gourmande

19H - Brooklyn village

Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes.Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. 

 

Pause gourmande

 

21H- Captain Fantastic

Une famille de Manhattan hérite d'une maison à Brooklyn, dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique de Leonor, une couturière latino-américaine. Les relations sont d'abord très cordiales, notamment grâce à l'insouciante amitié qui se noue entre Tony et Jake, les enfants des deux foyers. Mais le loyer de la boutique s'avère bien inférieur aux besoins des nouveaux arrivants. 

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Projection : Lundi 6 Février 2017 - 19h00 - 21h00

Brooklyn village

USA -2016- 1h25- VOST .
Scénario : Ira Sachs, Mauricio Zacharias.
Réalisation : Ira Sachs.
Image : Oscar Duràn.
avec : Theo Taplitz, Michael Barbieri, Greg Kinnear, Jennifer Ehle,

Grand Prix, Deauville 2016.

Brooklyn Village dont le titre original est Little men est le sixième long métrage du réalisateur New Yorkais Ira Sachs. Comme dans son précédent film Love is strange en 2014, il aborde la problématique du logement qui révèle bien souvent les conflits de notre société, sociaux d’abord, mais raciaux aussi.

À la mort du grand-père, les parents de Jake héritent d’une adorable maison dans le quartier de Brooklyn, où ils emménagent rapidement. Tout irait pour le mieux si celui-ci n’avait loué le rez-de-chaussée pour une somme dérisoire, à une amie d’origine latino-américaine. Dans cet appartement qu’elle a transformé en petite boutique, Leonor élève seule son fils Toni, et tente tant bien que mal de joindre les deux bouts grâce à des petits travaux de couture. Toni et Jake ont le même âge et tout les rapproche : l’un dessine et rêve d’être artiste, l’autre d’être comédien. Ils vont vite prendre l’habitude de faire ensemble le chemin jusqu’à l’école, l’un en rollers l’autre en skate. Ils deviennent inséparables et leur amitié est de celles qui illuminent une vie. Mais lorsque les héritiers de la maison, qui ne roulent pas sur l’or non plus, décident d’ajuster le petit loyer que paie Leonor aux prix pratiqués dans le quartier, les problèmes commencent. Elle tente de faire comprendre qu’elle ne peut assumer l’augmentation, que le grand-père avait donné sa parole, les relations entre les adultes finissent par s’envenimer... en guise de protestation les deux adolescents entament une grève de la parole...

C’est avec le pointillisme qui caractérise son style tout en nuances, qu’Ira Sachs compose un tableau d’une profondeur et d’une subtilité inouïes. L’amitié qui unit deux adolescents peut-elle survivre au prix du mètre carré? Et si la raison économique finit par s’imposer, elle n’apparaît pas comme implacable mais plutôt comme la résultante de décisions dues à la faiblesse de caractère des parents. Dans ce cas, le titre original du film, Little men, désigne-t-il les enfants ou les adultes qui ne savent pas se montrer à la hauteur d’une situation ? Sans doute s’agit-il des deux, et c’est ce qui fait la beauté du film.

  1. Sources : Le monde 21/09/2016. Télérama 20/09/2016. Utopia gazette 


Captain fantastic

USA - 2016 - 2 h -VOST
Réalisation et scénario : Matt Ross
Directeur de la photographie : Stéphane Fontaine
avec : Viggo Mortensen, Frank Langella, George Mackay

Prix de la mise en scène, Un Certain Regard, Cannes 2016 Prix du jury de la ville de Deauville, Deauville 2016 Prix du public, Venise, Karlovy Vary et Rome 2016

Vivre dans une cabane au milieu des bois, avec des livres, un potager et une canne à pêche, en marge de cette société de consommation aliénante, qui n’en a jamais rêvé? C’est l’utopie concrète proposée (voire imposée ?) par Ben Cash à ses six jeunes enfants. Au programme de leur éducation mi-hippie, mi-altermondialiste, en autarcie dans une forêt du nord-ouest des Etats-Unis : chasse au daim à l’arc, escalade, yoga et cours d’esperanto. Dans cette petite communauté où la religion n’a pas sa place, on ne fête pas Noël mais le « Noam Chomsky Day », en référence au célèbre linguiste et philosophe. La tête et le corps façonnés par un père à tendance autoritaire, la progéniture semble ne manquer de rien sinon de l’amour de leur mère, récemment hospitalisée.

En plein siècle des Lumières, Rousseau, en philosophe épris de l’état de nature, écrivait un livre pour tracer la voie vers un nouveau modèle social : « L’Emile », un traité d’éducation. En ce 21e siècle qui s’interroge sur les limites et les fins d’un univers capitaliste voué à la surconsommation, un film choisit lui aussi la voie du récit d’apprentissage, à travers une fable pleine d’enseignements sur l’idée que , grâce à l’éducation , un auitre monde est possible.

Après une première partie euphorisante, sur la symbiose avec la nature, les joies et les limites d’un système éducatif en vase clos, le film et ses néo-Robinsons entament une mini-révolution, au risque de la déconvenue. A bord d’un vieux bus, la famille Cash se confronte au monde extérieur.

Incarné par un Viggo Mortensen en grande forme, Ben est-il le super-héros que le titre suggère ? Fantastique ou fantasque ? En tout cas un père idéaliste qui se bat pour ses convictions et pour que ses enfants vivent dans un monde authentique. De quoi forcer le respect. Grimpons donc dans le bus pour un voyage loufoque et joyeusement désespéré.

Un film rare, humaniste, qui nous renvoie avec intelligence, humour et brio à nos valeurs perdues.

Sources : Le Dauphiné libéré - Télérama - L’Actu - 12/10/2016 


A PROPOS DES PERSONNAGES DE CAPTAIN FANTASTIC

Viggo Mortensen, acteur mais aussi musicien, écrivain, photographe et peintre reconnu, s’est personnellement investi dès le développement du film. Il fut un collaborateur précieux pour nourrir le scénario. Avec sensibilité, il a apporté des idées fortes et a proposé de composer des musiques pour le film. Il est arrivé sur le plateau quelques semaines d’avance pour participer à la création des décors, en particulier celui du jardin et de ses plantes, la plupart des livres sont à lui. Il y a aussi son canoë, ses vélos, des trucs de cuisine... L’acteur avoue s’être senti proche du vécu de Ben et de sa vision du monde.

Les enfants : Pour interpréter les six enfants exceptionnels qui allaient incarner la famille Cash, un casting international entre l’Angleterre, l’Australie, les Etats Unis, le Canada et la Nouvelle-Zélande s’imposait. ll fallait trouver des acteurs de 7 à 18 ans acceptant d’apprendre l’escalade, les arts martiaux, les langues étrangères, le tir à l’arc... Ils devaient être à l’aise aussi bien dans le registre comique que dramatique. Et surtout, ils devaient être crédibles non seulement comme frères et soeurs, mais aussi comme enfants de Viggo Mortensen.

Bo, le fils aîné interprété par l’acteur britannique George MacKay, est à un stade de sa vie où il n’aspire qu’à une chose : quitter sa famille. Mais malgré ses prouesses physiques et intellectuelles, il souffre d’être aussi inadapté à la vie en société.

Les soeurs jumelles, 15 ans, jouées par Annalise Basso et Samantha Isler, se débrouillent aussi bien que Bo dans la forêt mais doivent combler le vide laissé par leur mère.

L’acteur australien Nichlolas Hamilton est Rellian, 12 ans , le rebelle de la famille, celui qui remet en question le choix de vie imposée par leurs parents. Il s’est réjoui de la liberté de jeu, si rare, que leur a laissée le réalisateur.

Shree Crooks, incarne Zaja 9 ans, un âge où elle a commencé à comprendre que les choses meurent et que tout être est mortel. C’est pour cela qu’elle s’intéresse à la taxidermie et développe une fascination morbide pour la mort.

Interprété par Charlie Shotwell, Nai, le plus jeune de la fratrie, n’a que 7 ans, il est une sorte de nudiste, le corps humain le fascine.