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Les tarifs

Carte d'adhésion annuelle

- Adulte : 15 €
- Jeune : 5 €

Les cartes 2016/2017 sont disponibles à la vente aux horaires d'ouverture habituels du cinéma AXEL

Tarifs adhérents

- 5,20 € pour tous les films programmés au cinéma Axel
- Tarif réduit en vigueur pour tous les films à l'affiche des 5 Nef

L'empire des (5) sens: journée 2

pour les 2 films: - Adhérent 10 € - Non adhérent 12 € Pause gourmande offerte aux spectateurs présents aux deux films

18H30: Trap Street

Li Qiuming est chargé de relever les rues de la ville en constante évolution et maintenir le système de cartographie à jour. Un jour qu'il arpente les rues, il rencontre brièvement une jeune femme qui a vite fait de disparaître dans une ruelle isolée. Li Qiuming se rend vite compte que cette ruelle n'est pas sur la carte et qu'il ne peut l'y faire apparaître.

Pause gourmande asiatique

21HOO: Harmonium

Dans une discrète banlieue japonaise, Toshio et sa femme Akié mènent une vie en apparence paisible avec leur fille. Un matin, un ancien ami de Toshio se présente à son atelier, après une décennie en prison. A la surprise d'Akié, Toshio lui offre emploi et logis. Peu à peu, ce dernier s’immisce dans la vie familiale, apprend l'harmonium à la fillette

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Projection : Vendredi 17 Mars 2017 - 18h30 - 21h00

Trap street

Chine - 2014 - h 33 - VOST
Réalisation et scénario : Vivian Qu
Image : Mathieu Laclau et Tian Li
Montage : Yang Hongyu
avec Lu Yulai, He Wen Chao, Hou Yong, Zhao Xiaofai, Xiang Qun

A Nanjing, Li Quiming est apprenti au sein d’une société de cartographie numérique. Son travail consiste à inspecter les rues des villes en perpétuel changement et de mettre à jour le réseau urbain.

Pour arrondir ses fins de mois, il installe des caméras vidéo dans les lieux publics, mais cache ce détail à son père, rédacteur en chef d’un magazine gouvernemental, bien vu par le Parti.

Un jour, alors qu’il arpente les rues, il rencontre une superbe jeune femme qui disparaît dans une rue isolée. C’est alors que Li découvre que toutes les données concernant cet endroit n’ont jamais été enregistrées dans le système de cartographie et que la rue a disparu comme si elle n’avait jamais existé...

Trap Street est aussi mystérieux que son titre : une « rue - piège ». S’agit-il d’une rue qui existe sur une carte mais qui est invisible en réalité ou, au contraire, d’une mystérieuse rue non-répertoriée sur laquelle on tombe comme sur un chemin secret ?

Le film se déroule dans une société hyper-technologique et, apparemment, rien ne semble y échapper. « On va filmer mes fesses ! » s’inquiète un homme lorsqu’une caméra est installée près d’une voie publique.

« Est-ce que 90 % de liberté, c’est la liberté malgré tout ? s’interroge Vivian Qu qui ajoute : « Le cinéma, c’est regarder puis voir. commente la cinéaste. C’est le principe de Trap Sreet , la structure est d’abord déroutante... mais à force de regarder, vous verrez quelque chose. »

Grand jeu de chausse-trappes, ce long métrage chinois se plaît à perdre le spectateur pour mieux susciter son questionnement quant à la fine frontière qui sépare réalité et fiction dans un monde pourtant scruté à la loupe par des caméras de surveil- lance. Tout cela est délicieusement paranoïaque....

Source : Télérama 13 août 2014 


Harmonium

Japon - 2016 - 1h 58 - VOST

Réalisation, scénario et montage: Koji Fukuda
Image: Kenichi Negishi
Musique: Hiroyuki Onogawa
avec Tadanobu Asano, Mariko Tsutsui, Kanji Furutachi....

Prix du Jury - Un certain regard, Cannes 2016

Toshio, sa femme et leur fille mènent une vie sans histoire, à la périphérie d’une grande ville. Sans histoire et un brin morose. A table, Toshio ne dit pas un mot. Le repas fini, il rejoint son atelier de métallerie qui jouxte leur maison. Le travail est son refuge.

Un matin, alors qu’il est à son établi, il aperçoit dehors un homme qui se tient droit comme un i, sans veste, sa chemise blanche boutonnée jusqu’en haut. Un fantôme? Toshio s’approche de lui, le salue. Ils ont un bref échange. On comprend qu’ils se sont connus naguère.

Peu après, la femme de Toshio apprend que son mari a offert à l’automate blanc, Yasaka, emploi, gîte et couvert. Cet étrange invité, que Toshio présente comme un « vieil ami » pour justifier sa présence, va apporter l’étonnement, le trouble, le désordre. Bref, l’histoire qui manquait tant dans ce foyer trop lisse ....

Koji Fukuda, découvert en France avec le très beau et autrement solaire Au revoir l’été, fait ici une nouvelle fois la démonstration de sa mise en scène brillante, habile à orches- trer un théâtre de désordres sous les dehors du conformisme heureux. Il perce, avec délectation, de ses lumières naturelles et de leurs zones aveugles, la placidité des apparences pour mieux en éclairer les arrangements sous l’affichage obligé de plénitude.

Dans cet opus, Fukada a voulu proposer une réflexion sur la violence qui peut se développer dans le monde de manière irraisonnée. Pour le cinéaste : « Comme dans une catastrophe naturelle où les causes ne relèvent ni du Bien ni du Mal, le criminel, au moment de commettre son forfait, ne peut expliquer avec précision les motifs de son acte. Je pense que nous vivons dans une certaine ambiguïté ordinaire, loin des concepts de Bien ou de Mal. Je ne vois pas dans Yasaka le symbole du Mal. Il n’est ni bon ni mauvais. Je veux montrer que le Bien et le Mal en chaque individu viennent de ce que la relation à autrui fait de lui ».

Fukada, dans cette ouvre poignante, s’approche de la noirceur du coeur des hommes sans basculer dedans. Son film est un pas de plus en avant vers les tréfonds de l’âme.

Sources: Le Monde et Libération 11 janvier 2017.