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Carte d'adhésion annuelle

- Adulte : 15 €
- Jeune : 5 €

Les cartes 2017/2018 sont disponibles à la vente aux horaires d'ouverture habituels du cinéma AXEL

Tarifs adhérents

- 5,20 € pour tous les films programmés au cinéma Axel
- Tarif réduit en vigueur pour tous les films à l'affiche des 5 Nef

L'empire des (5) sens: Journée 3

En présence de Bastien Meiresonne, spécialiste du cinéma asiatique

16H - Your Name

Mitsuha, adolescente coincée dans une famille traditionnelle, rêve de quitter ses montagnes natales pour découvrir la vie trépidante de Tokyo. Elle est loin d’imaginer pouvoir vivre l’aventure urbaine dans la peau de… Taki, un jeune lycéen vivant à Tokyo, occupé entre son petit boulot  et ses nombreux amis. À travers ses rêves, Mitsuha se voit littéralement propulsée dans la vie du jeune garçon ... 

19H - Ma'Rosa
Ma'Rosa a quatre enfants. Elle tient une petite épicerie dans un quartier pauvre de Manille où tout le monde la connaît et l’apprécie. Pour joindre les deux bouts, elle et son mari Nestor y revendent illégalement des narcotiques. 

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Projection : Samedi 18 Mars 2017 - 16h00 - 19h00

 

Your name

Japon - 2016 - 1h47 - VOST
Réalisation : Makoto Shinkai
Film d’animation avec les voix de Mone Kamishiraishi, Ryunosuke Kazmiki, Masami Nagasawa.

Meilleur film d’animation, Sitges 2016.

Mitsuka est une lycéenne qui réside dans une petite ville située dans les montagnes. Mais la vie lui semble souvent bien morne et elle rêve de pouvoir rejoindre un jour la capitale.

Taki est un lycéen qui habite Tokyo et a un talent fou pour le dessin. Il mène une vie normale d’étudiant. Mais, un jour, il fait un rêve dans lequel il est dans la peau d’une jeune fille qui vit dans une ville de montagne. Mitsuka, quant à elle, fait également un rêve dans lequel elle est dans le corps d’un garçon tokyoïte.

Quel secret se cache derrière les étranges rêves qui échangent les vies de ces jeunes gens ?

Sur les pas de maîtres tels Hayao Miyasaki ou Isao Takahata, Makoto Shinkai élabore une œuvre personnelle et singulière qui, jusqu’à présent, était tristement cantonnée en France aux rayons DVD des grands magasins. Fort d’un succès phénoménal au Japon (détrônant Le vent se lève de Miyasaki), son opus traverse l’espace-temps pour nous enchanter et nous émouvoir.

Son titre réflexif (Votre nom ,votre film) renvoie le spectateur à ses propres émois d’adolescence. Merveille absolue d’animation, Your name accomplit l’exploit de mêler la science-fiction, le film- catastrophe et le mélo le plus poignant – celui qui, en bon héri- tier de Spielberg, mêle les larmes à la joie, ; celui qui vous tord les tripes et vous laisse bouche bée.

Makoto développe, dans son œuvre, son thème favori, celui du lien surnaturel entre les êtres. Ainsi, le réel et le rêve, le concret et l’invisible s’entremêlent dans un récit riche et foisonnant. Les personnages vont entreprendre des voyages autant temporels que spatiaux pour mieux se comprendre et tenter de résoudre les énigmes qui s’imposent à eux.

Au bout de l’aventure, l’un de nos héros pourrait reprendre à son compte le dialogue d’un film de François Truffaut : « Quel chemin j’ai dû parcourir pour arriver jusqu’à toi ». Auquel nous pourrions ajouter : « et comme il en valait la peine ! »

Sources : Le Monde 28 décembre 2016, Positif, Les Cahiers du Cinéma décembre 2016 



Ma’ Rosa

Philippines - 2016 -1h50 - VOST Réalisation : Brillante Ma Mendoza Scénario : Troy Espiritu
Image : Odyssey flores

Musique : Teresa Barrozo.
avec Jaclyn Jose, Julio Diaz, Felix Roco, Andi Eigenmann, Kristopher King, Mercedes Cabral, Jomain Angeles ....

Prix d’interprétation féminine, Cannes 2016.

Manille sous la pluie. Ma’Rosa, la cinquantaine, est la figure de son quartier populaire. Elle tient une petite échoppe sur la rue où elle vit avec son mari Nestor et ses quatre enfants, dont sa fille qui fait des études. Elle n’est pas commode, Ma’Rosa, mais toute sa famille l’aime. Or, pour survivre, Rosa et Nestor (qui se shoote allègrement) sont aussi dealers. Un jour, la police fait une descente chez eux et le cauchemar commence.

Bientôt, les quatre enfants sont chargés de trouver la rançon réclamée par les policiers pour faire libérer leurs parents.

Toute l’action ou presque de Ma’Rosa se déroule entre l’épicerie (le royaume de Rosa) et le commissariat underground (où elle n’est plus rien), double huis clos parfois interrompu par des trajets en voitures (autre huis clos). Cet enfermement asphyxiant propre au film noir est l’un des sujets du film, renforcé par l’unité de temps (quelques heures dans la nuit), la pluie qui tombe sans cesse, l’urgence de la situation, la chorégraphie familiale qui va obliger chacun des quatre enfants de ce conte à collecter de petites miettes pour former un pactole.

Enfants grandis trop vite, policiers corrompus, père addict, c’est misère et pauvreté. Brillante Mendoza s’attarde plus à montrer le fond, les faits, la cruauté de la réalité sociale qu’à soigner la forme. Souvent, caméra au poing, tel un documentariste ou un reporter, il livre des images en mouvement, parfois floues, dans les pas de son héroïne brune. C’est elle qui l’intéresse de près comme de loin. Il parvient à saisir ses incertitudes et ses craintes, effleure les contours de son cheminement intérieur, fait partager ses doutes et ses inquiétudes.

Creusant la même veine que Lola (2009), Brillante Mendoza sculpte, creuse, dans la matière argileuse de son récit, un thriller économique qui se double de nouveau d’une dénonciation de la misère et de son corollaire, la corruption.

Portée par l’extraordinaire Jaclyn Jose, prix d’interprétation féminine à Cannes, ce film est une immersion poignante dans un monde impitoyable.

. Sources: Figaroscope, Les Inrockuptibles - décembre 2016