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Chroniques bédouines

2 films + 1 pause gourmande

19H : Tempête de sable

Dans un petit village bédouin en Israël, à la frontière de la Jordanie, Suleiman, déjà marié à Jalila, épouse sa deuxième femme. Alors que Jalila tente de ravaler l’humiliation, elle découvre que leur fille aînée, Layla, a une relation avec un jeune homme de l’université où elle étudie. Un amour interdit qui pourrait jeter l’opprobre sur toute la famille

 

21H: Theeb

Péninsule Arabique, 1916, sous l'occupation britannique.Dans un campement bédouin, au coeur du désert, le jeune Theeb, 10 ans, vit avec son grand frère Hussein, qui lui transmet les traditions ancestrales. Une nuit, un officier britannique s'invite dans la communauté.

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Projection : Lundi 3 Avril 2017 - 19h00 - 21h00

19H - Tempête de sable

Israël – 2017– 1h27 – VOST

Réalisation : Elite Zexer
Directeur de la photographie : Shai Peleg Monteuse : Ronit Porat
avec Lamis Ammar, Ruba Blal, Hitham Omari

Six Ophirs dont celui du meilleur film (Césars israéliens) Grand prix du jury, section films étrangers, Sundance 2016

Noces dans le désert du Néguev au sein d’un village bédouin, en terre d’Israël, non loin de la frontière jordanienne : Jalila, première épouse de Suliman, ne peut se résoudre à partager son mari avec une nouvelle femme, plus jeune. De plus, elle découvre que sa fille aînée, Layla, étudiante à l’université, est amoureuse d’un jeune homme qui n’habite pas au village.

La situation témoigne de toute la pression sociale et familiale qui pèse sur les femmes du Moyen-Orient. L’amour, pour elles, est une chimère. Le mariage résulte d’arrangements parentaux et toute velléité de protestation risque de fragiliser l’équilibre familial. Le film traite d’un thème récurrent mais il est suffisamment réussi et bien interprété pour retenir l’attention du spectateur qui s’interroge sur le devenir de Layla.

Entre émotion et dénonciation, le film déploie son récit sans esbroufe ni colère, laissant émerger des personnalités touchantes dans leurs contradictions. Il sonde avec justesse les mécanismes et les enjeux sournois de ces situations liberticides car Elite Zexer adopte un point de vue immersif : « Grâce à ma mère, qui photographiait des Bédouines dans divers villages du désert, j’ai rencontré des femmes formidables. Le film est presque entièrement le fruit de ces échanges. Mes rencontres en ont façonné chaque plan. L’une d’elles en particulier, a été déter- minante, celle d’une jeune femme lors de son mariage avec un inconnu qu’elle épousait pour satisfaire sa famille, alors qu’elle aimait un autre homme en secret. Quelques minutes avant d’aborder son futur époux pour la première fois, elle s’est tour- née vers moi et m’a confié : Cela n’arrivera jamais à ma fille. À cet instant, j’ai su qu’il fallait que je fasse ce film ».

Sources : Abusdecine.com, lequotidienducinema.com 01/12/16, Positif Janvier 2017, Le Canard Enchaîné 25/01/17 et dossier de presse. 


Pause gourmande 


21H- Theeb: la naissance d'un chef

 

Jordanie – 2016 – 1h40 – VOST
Réalisation : Naji Abu Nowar
Directeur de la photographie : Wolfgang Thaler Chef Monteur : Rupert Lloyd
avec Jacir Eid, Hassan Mutlag, Hussein Salameh

Prix Horizons de meilleur réalisateur, Mostra de Venise 2014

Là-bas, tout là-bas, un air sec et brulant court sur des éten- dues de sable à perte de vue et se cogne sur les gradins d’un massif montagneux. Il s’engouffre dans une vallée creusée par un cours d’eau endoréique, se faufile dans les fossés de dépôts volcaniques et repart de plus belle jusqu’à l’horizon.

Là-bas, tout là-bas, des hommes aux tuniques écru plantent leurs tentes en poils de dromadaire et de mouton au pied des reliefs pour se protéger des morsures du soleil. Le chamelier abrite sa monture à l’ombre d’un épineux et les enfants jouent de leurs bâtons dans les dunes mouvantes.

Là-bas, tout là-bas, l’ombre des pèlerins venus du monde islamique croise celle du colon britannique ou bien encore celle d’un brigand à moins que ce ne soit celle d’un révolté ?

Le réalisateur jordanien nous conduit dans une région qui pour être hostile n’en est pas moins un immense espace sacré. Durant des millénaires, la marche sans cesse recommencée de l’homme et du dromadaire, de l’âne et de la chèvre, a tracé une multitude de pistes dans le désert. Oui mais voilà, ces pistes s’effacent avant de réapparaître.

Comment l’étranger va-t-il retrouver un puits dans cette immensité ? Seul l’autochtone aguerri peut assurer le pas. Commence alors un cheminement dans un majestueux décor. Un cheminement qui ne sera pas uniquement la quête d’une source de fraîcheur. Pour le jeune Bédouin Theeb, il sera la rupture avec l’insouciance de son enfance et le regard jeté sur un monde en changement dans lequel l’homme révèle toute la complexité de sa nature et de son existence.

La limpidité de l’intrigue, la beauté de la photographie, la poésie du moment, l’exaltation des sentiments, permettent de recommander ce film à tous les jeunes de 9 à 99 ans.

Texte : Jean-Luc – La bobine – 24 octobre 2016. Sortie nationale : 23 novembre 2016 


Les Bédouins

Population nomade originaire du centre de l’Arabie, les Bédouins se sont dispersés par vagues successives à travers le Moyen-Orient, vers l’Egypte et l’Afrique du Nord. Leur expansion est liée à celle de l’islam des premiers siècles. Les conquêtes bédouines ont entraîné la transformation de nombreux groupes en cultivateurs sédentaires fusionnant avec les populations autochtones, sur le littoral de la Méditerranée. Ces invasions seraient à l’origine du déclin de la civilisation urbaine dans ces régions.

De langue arabe, les Bédouins les plus caractéristiques ont un mode de vie qui repose sur l’élevage nomade. Leur subsistance est fournie par les produits laitiers et par la viande. En Syrie, dans le centre saharien et en Arabie, leurs troupeaux sont principalement composés de chameaux. Les moutons, chèvres, ânes et chevaux ne constituent que des activités annexes. Tandis que les hommes assurent la garde des troupeaux, les femmes s’occupent de la traite et de la fabrication des produits laitiers. Les campements regroupent des tentes d’habitation souvent faites de toile, même si certains groupes utilisent des tentes de peaux.

L’organisation sociale repose, exception faite des Touareg, sur le principe de la filiation patrilinéaire. Chacun relève du lignage de son père ce qui signifie que la transmission, par héritage, de la propriété, des noms de famille et des titres passe par l’homme. La taille des tribus varie de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d’individus. Les grandes et riches familles peuvent constituer de nouvelles tribus. D’autres tribus en crise (économique ou démogra- phique par exemple) intègrent des groupes plus stables. Chaque clan, tribu, ou confédération reconnaît l’autorité d’un cheikh qui, plutôt qu’un chef, est un sage dont les avis bénéficient d’une grande légitimité.

Sources : Encyclopædia Universalis et Wikipedia