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Viva la liberta

Un film de Paddy Breathnach

Scénario de Mark O'Halloran

Avec Héctor Medina, Jorge Perugorría, Luis Alberto García

Cuba - 2016 - 1h41. Sortie France : 6 Juillet 2016

A Cuba, un jeune homme qui coiffe les perruques d'artistes travestis, rêve de chanter dans leur cabaret. Mais son père, qui sort de prison, a d'autres rêves pour lui…

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Projection : Jeudi 13 Avril 2017 - 19h00 - 21h00

A La Havane, Jesus vit seul dans l’appartement de son père. Le jeune homme se débrouille tant bien que mal entre ses amis et sa grand-mère. Il est coiffeur de métier et s’occupe des perruques por- tées dans un cabaret tenu par Mama.

Dans son établissement nocturne, celui-ci propose des spectacles de travestis. Jesus les admire en secret. Il souhaite lui aussi se produire sur scène et passe une audition. Quand son père réapparaît après de longues années d’incarcération, il ne l’entend pas de cette oreille. Jesus lui désobéit et finit par monter sur scène, non sans avoir été entraîné à la dure par Mama, son père spirituel...

Sur fond de misère, pointée sans discours accusateurs mais avec franchise, tout ramène à l’essentiel de la vie, de la survie. Aimer, s’aimer soi-même, gagner de quoi manger, s’en sortir.

Pour le cinéaste irlandais Paddy Breathnach, metteur en scène sans esbroufe, chanter fait aussi partie des fondamentaux. Il n’a pas voulu traduire les nombreuses chansons qui rythment son film, jugeant que chacun comprendrait les sentiments qu’elles évoquent. Là est sa réussite : croire en des émotions qui nous traversent tous, célébrer des peines et des joies qui nous ressemblent et nous rassemblent. D’autant que les acteurs, étonnants, font vibrer ce mélo avec beaucoup de vérité.

Tendrement épris de sa belle galerie de personnages hauts en couleur, Viva n’a rien cependant d’exhibitionniste mais seulement un goût immodéré pour le spectaculaire : le théâtre, sur scène ou dans la rue, surgit dans les pas de ceux qu’il suit, et qu’il accompagne plus qu’il ne les peint, avec une discrétion quasi documentaire.

La mise en scène, sensible et mesurée, semble tempérer les explosions verbales et gestuelles, laissant aux drames la liberté de se montrer pour ce qu’ils sont, sous les paillettes du cabaret comme dans la plus banale des apparences – ce square au soleil où les jeunes gens viennent s’asseoir pour partager un casse-croûte, quelques minutes avant de partir avec un client...

Le petit monde de Jesus, où la frontière entre la scène et les coulisses se déplace sans cesse, rend plus sensible encore la richesse intime de chacun. Une belle réussite.

Sources : Le Monde et L’Express 5/07/2016, Télérama 6/07/2016.