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Les tarifs

Carte d'adhésion annuelle

- Adulte : 15 €
- Jeune : 5 €

Les cartes 2016/2017 sont disponibles à la vente aux horaires d'ouverture habituels du cinéma AXEL

Tarifs adhérents

- 5,20 € pour tous les films programmés au cinéma Axel
- Tarif réduit en vigueur pour tous les films à l'affiche des 5 Nef

Rien ne les arrête !

Soirée sandwich de la bobine

pour les adhérents: 1film = 5.20 euros - 2 films + sandwich = 10 euros

 

pour les non afhérents: 1film = 7 euros - 2 films + sandwich = 12 euros

 

19H: La colère d'un homme patient

Un homme attend huit ans pour se venger d'un crime que tout le monde a oublié.


21H10: Roues libres 

Ruspaszov, ancien pompier, est en fauteuil roulant depuis trois ans. Le cynisme et l’alcool l’aident de moins en moins à supporter son état. Zolika, tout juste 20 ans, vit en fauteuil depuis toujours.  Leur rencontre improbable redonnera à chacun goût à la vie. 

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Projection : Jeudi 8 Juin 2017 - 19h00 - 21h10

19H: La colère d'un homme patient

Curro sort de huit années de prison. Il est le seul d’une bande de quatre hommes à avoir payé pour le braquage d’une banque. José 

l’attend et ne le lâchera plus d’une semelle…
L’affiche annonce la couleur : un fusil à double canon tenu à hauteur de cuisse par un quidam debout, cadré de profil au niveau de ses jambes, une main enveloppée dans un bandage ensanglanté. La Colère d’un homme patient, polar espagnol tendu et rugueux promet une histoire sombre et prenante.
Sur un thème aussi vieux que la littérature, Raúl Arévalo, déjà vu à La bobine dans le rôle du plus jeune flic de La isla Minima, est passé cette fois derrière la caméra. Rien ne saurait faire dévier son personnage principal de l’objectif qu’il s’est fixé. Un objectif qui oriente tous les choix de ce thriller dont l’intensité n’exclut pas le facteur humain. Entre Carlos Saura et Michael Haneke, le film brode un récit ingénieux en mixant la chronologie des événements et en orchestrant une implacable corrida psychologique.
Le montage, saccadé, enchaîne les plans courts avec des ellipses brutales. Il aide à donner cette sensation d’un mouvement perpétuel. Une séquence sur deux, la caméra suit de dos des personnages en train de marcher. Dans la rue, dans un couloir d’hôpital, peu importe, ils marchent, d’un pas rapide, courent, toujours pressés, en lutte contre la vie et le temps. Ces plans récurrents renforcent l’impression d’une tragédie inéluctable. 
La Colère d’un homme patient va au-delà du simple exercice de style. Habité d’une tension constante, d’émotions contradictoires et de paradoxes, il fonctionne également sur des codes issus du western. Admirateur de Sergio Leone, Raul Arévalo lui emprunte ses gros et très gros plans. Une esthétique qu’il a voulu mélanger au réalisme des frères Dardenne, de Jacques Audiard ou de Matteo Garrone, qui  constituent ses références. Cette filiation, à laquelle s’ajoute une maîtrise de la mise en scène sans esbroufe mais efficace, emporte l’adhésion.

Sources : Critikat.com, Culturebox-France Télévision 25/04/17. Le point 26/04/17. Positif mai 2017

 

 

21H10: Roues libres 

 

Deux ados, dont l’un fan de BD, et un ancien pompier, tous les trois paraplégiques, associent leur solitude en se mettant au service du boss de la mafia locale…
Ce pitch et le fait que le réalisateur ait jadis travaillé dans une institution pour handicapés, laissent présager un mélodrame de plus sur ces hommes et ces femmes cloués à vie dans un fauteuil roulant. Il n’en est rien ! Le ton est donné dès la scène d’ouverture : engueulades, insultes, bagarres, pugilats de fauteuils roulants dans la salle de réfectoire ; tout cela sur un rythme effréné… tout s’emmêle, les corps cabossés et les fauteuils renversés en échappement libre. Les fauteuils en question roulent au-delà des clichés habituels. Ils transportent le spectateur dans une comédie d’action rythmée, joliment émouvante et panachée de genres multiples et variés comme le documentaire, le drame et le polar. Un humour joyeux, une fantaisie pour rires cruels qui se joue de la violence à la manière d’un Tarantino…
Attila Till assure une excellente réalisation axée sur un découpage très moderne, un de ces découpages elliptiques qui aident à interpréter le récit. Son culot narratif est indéniablement époustouflant.
Revenant à intervalles réguliers, des planches et vignettes de bandes dessinées scandent la narration. La fiction esquissée sur le papier se transforme en plusieurs séquences sur l’écran. Comme on passe du graphisme au cinéma, c’est-à-dire d’un medium à un autre, on passe aussi de la réalité à la fiction et la note finale du film oblige le spectateur à s’interroger sur le véritable déroulement narratif du film.
Dans les paysages post-industriels filmés en plans larges ou dans les rues grouillant de monde, le spectateur assiste à une sorte de
ballet : celui des corps paralysés en « roues libres ». Un bel hymne à la Vie…

 

Sources : Positif, Studio Ciné Live 11/01/17, L’Obs 15/02/17. Médiapart 08/03/17.