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Born to be blue

Soirée proposée en partenariat avec l’Arrosoir

Un film de Robert Budreau

Scénario de Robert Budreau

Avec Ethan Hawke, Carmen Ejogo, Callum Keith Rennie...

Canada - 2017 - 1h37. Sortie France : 11 Janvier 2017

La projection du film sera précédée d’une introduction musicale animée par trois musiciens chalonnais.


Le jour où il est passé à tabac, la vie de Chet bascule. Les mâchoires fracassées, il se voit contraint de laisser derrière lui sa carrière de trompettiste de jazz. Avec à la clé, la dépression et l’appel irrépressible de la drogue. Mais Jane, sa compagne, ne l’entend pas de cette oreille : la seule addiction qui vaille, c’est la musique. Il doit se ressaisir et regagner par son talent la reconnaissance de ses pairs. L’Histoire n’oubliera pas son nom : il s’appelle Chet Baker.

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Projection : Lundi 19 Juin 2017 - 19h30

Pour évoquer la mélancolie sulfureuse et l’aura si particulière de Chet Baker, rien ne pourra sans doute jamais égaler le magnifique documentaire que lui consacra Bruce Weber, Let’s get lost, sorti sur les écrans quelques mois seulement après le suicide à Amsterdam du grand trompettiste. 
Mais Born to be blue est une fiction. La première difficulté était donc de trouver un comédien capable de transmettre à l’écran ne serait-ce qu’une parcelle de la force hypnotique du visage si particulier, traits saillants et regard fragile, du vrai Chet Baker.
Le pari est tenu car il y a quelque chose de bouleversant dans l’interprétation d’Ethan Hawke : sans vouloir à tout prix mimer Chet, il parvient à retranscrire avec justesse le talent fou et la souffrance intime du musicien.
Ensuite, Robert Budreau a effectué un choix judicieux en prenant comme sujet un moment, quelques mois, de la vie du musicien – son retour aux Etats-Unis après son incarcération en Italie et sa tentative de désintoxication et de come-back. Cela donne au récit une force toute particulière qui permet à la fois de condenser la singularité du musicien et ses multiples contradictions et d’éviter les stéréotypes du biopic sans saveur. Le scénario qui explore de manière subtile le passé de l’artiste et la beauté de la photographie en couleur et noir et blanc complètent le panorama.

Certes, le réalisateur canadien semble moins passionné par la singularité de l’art de Chet que par le récit d’une résurrection et d’une rédemption possible. Mais, au final, Born to be blue assume avec élégance les promesses de son titre : un film sobre et touchant, bercé par le spleen d’un blues associé pour toujours à l’interprète de My funny Valentine.