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Vers la lumière

( Hikari )

Avant première - En présence de Jean Luc Pesteil, président de l'association Valentin Haüy (pour aveugles et malvoyants)

Un film de Naomi Kawase

Scénario de Naomi Kawase

Avec Tatsuya Fuji, Mantarô Koichi, Ayame Misaki ...

Japon - 2017 - 1h41. Sortie France : 10 Janvier 2018

Misako passe son temps à décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescripteur de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre Masaya, un photographe au caractère affirmé dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.

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Projection : Lundi 9 Octobre 2017 - 19h30

Prix du jury oecuménique, Cannes 2017

En partenariat avec la Direction des Solidarités et de la Santé, Service santé de Handicap du Grand Chalon


Un homme, Masaya, entre dans un cinéma et s’installe sur son siège. Il place un écouteur sur son oreille gauche. Commence alors une séance où chaque image est restituée en voix off.

Misako est présente à la projection. Son métier d’audio descripteur de films, c’est toute sa vie. Elle passe son temps à décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure pour des spectateurs non (ou mal) voyants. Elle est face à des cinéphiles exigeants qui ne veulent pas qu’elle entrave leur perception du film. Aussi, à la fin de la séance, les critiques acerbes de Masaya, un photographe professionnel qui perd la vue, la désarçonne...

Il ne s’agit pas pour Naomi Kawase de livrer un documentaire sur l’audiodescription mais bien de s’en servir pour aborder l’expérience du cinéma. Comment un film agit-il dans la tête du spectateur ? Vertigineuse, cette réflexion sur le cinéma se double d’une approche lumineuse du handicap. Les rapports vifs de l’héroïne avec les non-voyants force cette jeune femme qui pensait leur offrir son aide, à observer la situation sous un autre angle. En l’occurrence, sa vue monopolise sa perception au détriment des autres sens et de l’imagination. Bien qu’ils ne voient pas, les aveugles ressentent le film plus intensément que le spectateur lambda.
Cette vie intérieure plus large, cette capacité à s’immerger dans le film, Noami Kawase la suggère, notamment en cadrant les acteurs au plus près, en collant aux visages et aux yeux, comme si le reste du corps n’existait plus. 
Vers la lumière est chargé d’une réflexion sur la beauté de ce qui va disparaître, sur ce qu’on voit sans comprendre et inversement.
Au-delà d’un film, l’opus de Naomi Kawase est une vraie peinture fabriquée tout en douceur et soulignée avec élégance par la trompette d’Ibrahim Maalouf. 

Sources : La Libre Belgique, La Croix 24 mai 2017.