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Sayonara

Mystères au pays du Soleil-Levant: dans le cadre de la semaine japonaise organisée par Japon-sur-Saône

Un film de Kôji Fukada

Scénario de Kôji Fukada, Oriza Hirata

Avec Irène Jacob, Noémie Nakai, Hirofumi Arai

Japon - 2017 - 1h52. Sortie France : 10 Mai 2017

Dans un avenir proche, le Japon est victime d’attaques terroristes sur ses centrales nucléaires. Irradié, le pays est peu à peu évacué vers les états voisins. Tania, atteinte d’une longue maladie et originaire d’Afrique du Sud, attend son ordre d’évacuation dans une petite maison perdue dans les montagnes. Elle est veillée par Leona, son androïde de première génération que lui a offert son père. Toutes deux deviennent les dernières témoins d’un Japon qui s’éteint à petit feu et se vide par ordre de priorité, parfois selon des critères discriminatoires. Mais doucement, l’effroi cède la place à la poésie et la beauté.

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Projection : Lundi 23 Octobre 2017 - 19h30

Après avoir été victime d’attentats terroristes sur plusieurs de ses centrales nucléaires, le Japon est progressivement évacué; pour ceux qui n’ont pas encore reçu leur ordre d’évacuation (pour des raisons arbitraires et discriminatoires), il ne reste qu’à attendre la fin dans un paysage déserté.

Le récit est centré sur une jeune femme d’origine sud-africaine, Tania, vivant avec pour seule compagnie une androïde offerte par son père lorsqu’elle était enfant...
Le film peut d’abord rebuter par sa mise en scène froide, son esthétique jaunâtre et ses dialogues lourdement signifiants. Mais, ces limites contribuent aussi à son étrangeté. Elles participent au malaise ressenti face à un monde en train de se figer et que plus rien ne peut sauver.

La laideur de la lumière et la raideur de certains acteurs finissent par traduire la contamination mortifère qui affecte le vivant. C’est le paradoxe de ce drôle de film que d’émouvoir en constatant le dessèchement de l’émotion.

La plus belle idée du film est d’avoir fait d’une androïde (nommée Geminoïd F et créée par le roboticien Hiroshi Ishiguro) une actrice et un personnage à part entière.

A travers ce rôle hors du commun, Kôji Fukada filme l’effacement du genre humain au profit des robots dans un Japon post-apocalyptique. Il invente une œuvre inclassable et poétique, inspirée d’un certain théâtre de la dévastation comme celui de la dramaturge Sarah Kane Anéantis en 1955). Sayonara nous sert une peinture au vitriol de la société japonaise post-Fukushima. La dénonciation de l’aveuglement collectif n’a jamais été aussi nette dans le cinéma japonais. Un film inoubliable.

 

Sources : Libération, Le Monde 9 mai 2017, Esprit 3 juillet 2017