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Une famille syrienne

( Insyriated )

Un film de Philippe Van Leeuw

Scénario de Philippe Van Leeuw

Avec Hiam Abbass, Diamand Bou Abboud, Juliette Navis ...

Belgique - 2017 - 1h26. Sortie France : 6 Septembre 2017

Dans la Syrie en guerre, d'innombrables familles sont restées piégées par les bombardements. Parmi elles, une mère et ses enfants tiennent bon, cachés dans leur appartement. Courageusement, ils s’organisent au jour le jour pour continuer à vivre malgré les pénuries et le danger, et par solidarité, recueillent un couple de voisins et son nouveau-né. Tiraillés entre fuir et rester, ils font chaque jour face en gardant espoir.

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Projection : Jeudi 9 Novembre 2017 - 19h00 - 21h00

Prix du public, 67ème Berlinale - Section Panorama; Valois de la mise en scène, Prix du public, Valois de la meilleure actrice - Angoulême 2017

Dans une ville syrienne indéterminée, un immeuble déjà déserté est en proie aux pillards. Trois générations d’une famille, la bonne et un couple de voisins recueillis avec leur bébé cohabitent au milieu des bombardements. Tout le monde a fui, sauf eux. Pendant vingt-quatre heures, ils vont tenter de mettre le conflit à distance, dans un grand appartement où l’imposante bibliothèque, les buffets couverts de cadres et les canapés profonds sont autant de vestiges d’un monde mort qu’il faut préserver.

Second long métrage de Philippe Van Leeuw en tant que réalisateur, Une famille syrienne a pour titre original Insyriated, néologisme anglophone que l’on pourrait traduire par « reclus en Syrie ». Le film se présente en effet comme un huis-clos qui fait de l’appartement un dédale où la caméra traque les personnages pris au piège. Déchirés entre la nécessité de partir et le besoin de rester, ces derniers tentent d’oublier ce qui se joue à l’extérieur. Les rideaux tirés, les portes fermées laissent les combats en hors-champ, limitent délibérément le regard des personnages qui ne voient que ce qu’ils veulent voir. Ainsi il est presque possible de prétendre que la guerre n’a pas lieu. Mais l’absorber dans une vie quotidienne ritualisée permet-il de nier la brutalité des assaillants ? N’est-ce pas exposer tout le monde à des risques plus grands ? L’aveuglement est-il un besoin salutaire ou une faute ?
Pendant que les menaces autour de l’appartement se font de plus en plus pressantes, l’ellipse souligne l’absurdité d’un conflit qui tue et épargne sans logique, qui engendre des comportements contradictoires, entre désir de fuite et repli. Les personnages oscillent ainsi entre détermination et impuissance laissant le spectateur sonné par cette violence intime, corollaire insupportable de la guerre.
Conduisant son récit avec beaucoup d’habileté, Philippe Van Leeuw suggère formidablement l’angoisse et l’enfermement. Conscient que la vision de la guerre reste insoutenable, Il utilise la fiction pour rendre sensibles ses conséquences et donner à ses personnages une portée universelle.