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Iran rebelle

Deux films iraniens et une pause gourmande

19H: Téhéran Tabou

de Ali Soozandeh – Iran/Allemagne – 2017 – 1h36 
Téhéran : une société schizophrène dans laquelle le sexe, la corruption, la prostitution et la drogue coexistent avec les interdits. Dans cette métropole grouillante, trois femmes de caractère et un jeune musicien tentent de s’émanciper en brisant les tabous. Un film d’animation insolent et jubilatoire .

20h45: pause gourmande

21h10: Un vent de liberté

de Behnam Behzadi – Iran – 2017 – 1h24 – VOST
Niloofar, 35 ans vit seule avec sa mère. Pour protéger celle-ci de la pollution de l’air de Téhéran, la famille décide unilatéralement que Niloofar devra déménager et vivre avec sa mère à la campagne... Alors qu’elle s’est toujours pliée aux exigences des autres, cette fois elle leur tiendra tête.

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Projection : Lundi 13 Novembre 2017 - 19h00 - 21h10

Téhéran Tabou

Allemagne / Autriche - 2017 - 1h36 - VOST
Scénario et Réalisation : Ali Soozandeh.
Image : Elmira Rafizadeh
avec Zar Amir Ebrahimi, Arash Marandi, Bilal Yasar...

Prix de l’innovation, Montréal 2017

Présenté à la Semaine de la Critique à Cannes en 2017, Téhéran Tabou film “d’animation” tourné en rotoscopie en Allemagne, se montre audacieux aussi bien dans sa forme que dans le fond. Le processus de rotoscopie implique un tournage avec les acteurs sur fond vert, en studio avec une équipe de tournage normale. Puis les images provisoires pour les arrière-plans sont créées, et une fois le montage terminé, on passe à l’animation: on crée les arrière-plans définitifs, c’est-à-dire une combinaison de dessins et d’éléments en 3D , puis les personnages sont dessinés séparément. Il faut ensuite organiser tous ces éléments pour composer l’image finale ! (40 personnes ont travaillé pendant 13 mois sur ce film.)

Nous suivons le parcours de plusieurs personnages : une prostituée qui se bat de toutes ses forces pour que son fils soit scolarisé, une
jeune femme mariée qui souhaite s’émanciper de sa misérable existence de femme au foyer, une jeune fille promise à un jeune homme de bonne famille mais qui cherche à reconstituer sa virginité, et enfin un jeune musicien empêché d’exercer son artet ainsi, condamné à boire et à se droguer...
Toutes les thématiques sont posées dès les premières séquences : les restrictions de la loi, de la religion, de l’éducation, et la lutte des femmes contre l’oppression du patriarcat. Tous les Iraniens, hommes et femmes confondus, sont initiés au jeu de la corruption et du chantage. Les personnages s’épuisent à développer des processus de dissimulation, à tel point que leurs silhouettes semblent être celles de fantômes disparaissant dans l’arrière-plan, dévorés par les restrictions absurdes de leur culture, de leur ville, de leur pays, auxquels ils se conforment en silence et en souffrance.
Ali Soozandeh fait de son film bien plus qu’une peinture sociale de l’Iran contemporain, société schizophrène dans laquelle sexe, corruption et drogue coexistent avec les interdits religieux, il offre un regard sur les stratégies de survie sociale qui dépassent les frontières de l’Iran.

 

Sources : AFCAE (actions promotion). Télérama 4/10/2017. Critikat.com. Libération (Cannes 2017).


Un vent de liberté

Iran - 2016 - 1 h 24 - VOST

Réalisation et scénario : Behnam Behzadi
Image : Bahram Badakhshani
avec Sahar Dolatshahi, Ali Mosaffa, Ali Reza Aghakhani

 

Comme beaucoup de Téhéranaises modernes, Niloofar est une femme diplômée, active, insérée et indépendante même, en tout cas, le croit-elle. Hormis ses responsabilités professionnelles, sa principale contrainte dans l’existence consiste à s’assurer du bien-être de sa vieille mère. Or, quand celle-ci tombe malade, c’est aussi son tranquille équilibre qui s’effondre. Benjamine de sa fratrie, elle voit les siens disposer d’elle comme d’un objet, au motif péremptoire qu’elle est, à 35 ans, sans époux ni enfant, sans attaches, donc, inutile et facile à déplacer...
Le troisième long métrage de fiction de Behnam Behzadi fait souffler un petit vent de révolte dans l’univers confiné de la famille iranienne qui, urbaine ou non, aisée, cultivée ou populaire, demeure très conservatrice. Avec courage, Niloofar se bat pour elle-même, pour toutes les générations de femmes, présentes et à venir, pour sa jeune nièce qui, seule, la soutient.

La comédienne Sahar Dolatshahi interprète subtilement ce personnage nuancé de femme qui résiste face à la suprématie masculine. Tous les autres comédiens sont également très convaincants. De forme classique, la mise en scène montre que chaque plan est pensé, millimétré.
Mais c’est surtout Téhéran qui est filmé dans Un vent de liberté, plus que les hommes et les femmes qui la peuplent : le confort matériel des personnages tranche avec le chaos sonore et mécanique qui règne à l’extérieur. En confrontant le dedans et le dehors, le réalisateur utilise la ville comme personnage-décor à part entière.
Il est loin le temps où les réalisateurs iraniens étaient contraints de filmer des enfants pour parler de leur pays et du monde des adultes. Le film, tout en subtilités, nous donne une image réaliste des codes sociaux en Iran, qu’il s’agisse du droit d’aînesse, de la condition féminine ou de l’opposition entre communautés urbaines et rurales. En effet, Il faudra plus qu’un simple coup de vent sur les chemins iraniens de l’émancipation féminine ...

Sources : Le Figaro, Critikat, Dossier de Presse (juillet 2017)