Films et Programmes

Téléchargements

Inscription Newsbobine


Les tarifs

Carte d'adhésion annuelle

- Adulte : 15 €
- Jeune : 5 €

Les cartes 2017/2018 sont disponibles à la vente aux horaires d'ouverture habituels du cinéma AXEL

Tarifs adhérents

- 5,20 € pour tous les films programmés au cinéma Axel
- Tarif réduit en vigueur pour tous les films à l'affiche des 5 Nef

Soirée Cinéma coréen

Deux films coréens avec pause gourmande

Deux films coréens avec pause gourmande                    





17H:  The Bacchus Lady    



 



19H30:  Entre deux rives    



More details

Projection : Dimanche 3 Décembre 2017 - 17h00 - 19h30

The Bacchus Lady

Corée du Sud – 2017 – 1h50 – VOST

Réalisation et scénario: Lee Je-yong

Montage : Sung-Won Hahun

Musique : Sang Young-gyu

avec Yuh-jung Youn, Yoon Kye-sang, Chon Moo-song, An A-zu ...

EN AVANT-PREMIERE


So-young, la soixantaine passée, est contrainte de gagner sa vie en se prostituant dans un parc de Séoul. Elle est une « dame Bacchus » qui approche les clients avec une bouteille de Bacchus, boisson énergisante populaire en Corée. Mais avec l’âge, les clients se font plus rares et la relation qu’elle entretient avec ses habitués peut prendre une tournure inattendue.

Un jour, elle recueille un enfant philippin dont la mère a été arrêtée par la police coréenne. Ne parvenant pas à communiquer avec l’enfant, So-young va tenter de retrouver sa mère ...

Lee Je-yong n’édulcore pas le quotidien de cette dame âgée, contrainte de vendre ses charmes dans un parc dédié aux femmes galantes qui ne sont pas nées dans les années 90. Son film dresse intelligemment le portrait des classes populaires, en proie à la pauvreté ou la maladie, dans ce qui est pourtant la onzième puissance économique mondiale.

Son histoire reste souvent traitée sur le ton d’une comédie douce-amère, assez cru. Ainsi, lorsque l’héroïne sort son gel, on ne perdra rien de ses pouics bien sonores. The Bacchus lady réussit parfaitement ce mélange de légèreté et de gauloiseries.

La musique du film n’est pas là pour rendre sympathique la vie un peu sordide de la vieille dame. Elle est utilisée en contre-point et offre un peu d’air à ce drame social. En effet, c’est le désir de respect pour son personnage que recherche le réalisateur. Plein de surprises et de jolies idées, The Bacchus lady explore plus la tendresse que le sexe.

Lorsque le film prend fin, il reste en tête un traitement décomplexé de cette faune de marginaux, avec ce portrait d’une famille recomposée autour du petit Philippin, dénué de toute mièvrerie.


Source: Télérama, 5 juillet 2016 Sortie nationale : janvier 2018 



Entre deux rives

Corée du Sud – 2017 – 1h54 – VOST
Réalisation, scénario et image : Kim Ki-duk
Montage : Park Min-sun
avec Ryoo Seung-bum, Lee Wong-geun, Young-Min Kun, 
Gwi-hwa Choi.

Le héros d’Entre deux rives est nord-coréen. C’est un pêcheur modeste, au quotidien tout ce qu’il y a de banal, si ce n’est qu’il pêche sur un lac frontalier avec la Corée du Sud. Son destin bascule quand, son filet ayant bloqué l’hélice de son embarcation, il va dériver jusqu’à la côte du grand frère ennemi.

A partir de là, son existence va basculer dans un univers totalement kafkaïen. En effet, un Nord-coréen qui déboule sur le sol sud-coréen ne peut être considéré que comme un espion en puissance...

Huis-clos tendu et étouffant, mené par un magnifique quatuor d’acteurs, Entre deux rives est un splendide plaidoyer pour que soit enfin brisé le carcan des idéologies qui emprisonnent les individus au nom d’un modèle unique en faisant fi de leur libre détermination.

Etonnant réalisateur au parcours atypique ( Il a été successive- ment ouvrier, marin, artiste-peintre à Paris... ) Kim Ki-duk milite ici ouvertement, à travers le destin du pêcheur Nam Chul-woo, pour une réunification pacifique et humaniste, débarrassée des dogmatismes, aussi bien capitalistes que staliniens.

Le cinéaste précise : « J’ai voulu faire ce film car je ressentais cette angoisse de tout le peuple sud-coréen vis-à-vis des essais nucléaires nord-coréens. Je désirais montrer au monde entier que la Corée du Nord n’était pas la seule responsable et faire réfléchir le public sur cette situation de crise, sur le drame qui se profile à l’horizon. »

A la vue des événements actuels, certains penseront que c’est un doux rêveur. Il en faut bien pour ne pas désespérer d’un monde qui pense l’affrontement comme une fin en soi.


Sources : Télérama8 juillet 2017, Le Monde - 5 juillet 2017.