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L'insulte

Un film de Ziad Doueiri

Scénario de Ziad Doueiri, Joelle Touma

Avec Adel Karam, Kamel El Basha, Camille Salameh

Liban - 2018 - 1h52. Sortie France : 24 Janvier 2018

A Beyrouth, de nos jours, une insulte qui dégénère conduit Toni (chrétien libanais) et Yasser (réfugié palestinien) devant les tribunaux. De blessures secrètes en révélations, l'affrontement des avocats porte le Liban au bord de l'explosion sociale mais oblige ces deux hommes à se regarder en face.

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Projection : Jeudi 1 Mars 2018 - 19h00 - 21h00

Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine Kamel El Basha

C’est un échange vif comme il en existe tant. Une réplique blessante qui en appelle une autre. Une tension qui monte à la vitesse grand V avant que, généralement, les esprits finissent par s’apaiser et que tout rentre dans l’ordre. Sauf que l’altercation de L’insulte ne se déroule pas dans n’importe quelle ville et n’oppose pas n’importe quels individus.

Elle a lieu au coeur de Beyrouth et implique un nationaliste chrétien libanais et un réfugié palestinien. Une histoire de travaux de restauration mal ficelés, une insulte balancée à l’emporte-pièce par le Libanais au Palestinien et une demande d’excuses qui ne viendront jamais.

L’insulte passe progressivement d’une anecdote triviale à un procès retentissant, de la sphère privée à la sphère politique. L’écriture évolue habilement : on est d’abord dans le registre du drame psychologique où les personnages et leur entourage prennent une densité très charnelle. Puis, dans la dramaturgie d’un film de procès, avec ses rituels plus symboliques et sa quête de justice.

Ziad Doueiri rouvre les blessures laissées par la guerre civile dans les deux camps - chacun ayant subi et infligé des souffrances - pour les désinfecter, en quelque sorte, et ouvrir la voie vers la réconciliation. Le chemin est encore long, à en juger par les violentes polémiques que suscite le cinéaste. Mais son propos est fort et le film le met en oeuvre avec une belle intégrité, sans manichéisme. Le réalisateur a voulu créer une brèche dans l’amnésie post - guerre civile.

Un film courageux et abouti.



Sources : Le Monde, Le Figaro 31 janvier 2018.