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Wajib, l'invitation au voyage

Un film de Annemarie Jacir

Scénario de Annemarie Jacir

Avec Mohammad Bakri, Saleh Bakri, Tarik Kopty |...

Palestine - 2018 - 1h36. Sortie France : 14 Février 2018

Abu Shadi, 65 ans, divorcé, professeur à Nazareth, prépare le mariage de sa fille. Dans un mois, il vivra seul. Shadi, son fils, architecte à Rome depuis des années, rentre quelques jours pour l’aider à distribuer les invitations au mariage, de la main à la main, comme le veut la coutume palestinienne du Wajib. Tandis qu’ils enchainent les visites chez les amis et les proches, les tensions entre le père et le fils remontent à la surface et mettent à l’épreuve leurs regards divergents sur la vie. 

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Projection : Lundi 5 Mars 2018 - 19h00 - 21h00

Grand prix du jury, Amiens 2017
Prix du jury des jeunes, Locarno 2017
Meilleur film de fiction et double prix d’interprétation masculine, Dubaï 2017

A l’approche d’un mariage en Palestine, la tradition veut que les hommes de la famille aillent porter personnellement leur invitation à ceux qui sont conviés à la fête. Cette coutume, le Wajib, a inspiré Annemarie Jacir pour réaliser son 3ème long-métrage.

C’est à Nazareth, la plus grande ville de la Palestine "historique", aujourd’hui Etat d’ Israël, que nous suivons le tandem des porteurs de faire-part, formé par Abu Shadi, professeur, divorcé, proche de la retraite et son fils architecte trentenaire, revenu de Rome à l’occasion du mariage de sa sœur. Leur périple dans la vieille Volvo familiale nous fait traverser une ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne où la tension semble rôder en permanence entre les populations – musulmane à 60% et chrétienne à 40% - Il permet aussi de rencontrer des habitants de toutes confessions et de dessiner une trajectoire qui sait dépasser les antagonismes. La dimension militante de Wajib reste suffisamment discrète pour que l’on s’intéresse de près aux deux personnages principaux, à ce qui les rapproche et à ce qui les sépare. 

Aux dissensions qui peuvent aigrir les rapports entre un père et un fils, s’ajoute ici l’ordinaire d’une situation extraordinaire. Le rapport à l’Histoire et à la tradition, le choix d’une fiancée, l’action de l’OLP, l’attitude à adopter face aux Israéliens... autant de questions qui hérissent les deux hommes. Le père étant plus porté à relativiser les idéaux et arrondir les angles que le fils, d’autant moins disposé au compromis qu’il vit à l’étranger.

Et c’est par la grâce de prodigieux acteurs que la lucidité et la franchise l’emportent sur les non-dits. Mohammad et Saleh Bakri, père et fils associés pour la première fois à l’écran, donnent ainsi tout son mordant à cette délicate chronique du déchirement des âmes palestiniennes d’aujourd’hui.

Une réflexion sensible et un film chaleureux et subtil.

Sources : Télérama, Le monde 14 février 2018. Positif, Causette, Première février 2018.