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Jusqu'à la garde

en présence du producteur Alexandre Gavras

Un film de Xavier Legrand

Scénario de Xavier Legrand

Avec Denis Ménochet, Léa Drucker, Mathilde Auneveux...

France - 2017 - 1h33. Sortie France : 7 Février 2018

Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.

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Projection : Jeudi 15 Mars 2018 - 19h30

Lion d'Argent - Prix de la mise en scène Xavier Legrand; Lion d'Argent - Meilleur premier film, Venise 2017. Prix du public - Longs métrages français, Premiers plans d'Anger Chistera du meilleur film, Saint Jean de Luz 2017.

Ce premier long métrage est un véritable coup de maître.

La violence est d’abord étouffée mais la tension palpable. Le premier long plan-séquence donne le ton : dans le bureau d’une juge des divorces, deux anciens époux sont convoqués pour décider de la garde de leur fils Julien âgé de 11 ans. Miriam, muette, comme pétrifiée, et Antoine, un peu plus loquace, sont côte à côte mais s’affrontent, par l’intermédiaire de leurs avocats respectifs. Les plaidoiries donnent lieu à des propos juridiques auxquels le cinéma nous a peu habitués. Laisse le spectateur aussi dubitatif que la magistrate quant à la véracité des versions proposées. Antoine est-il vraiment cet homme jaloux et possessif qui exerce une pression sur son ex et ses enfants ? Miriam n’en fait-elle pas trop dans le rôle de la victime ? Mais cette partie juridique n’est que la mise à plat légale d’un drame privé très complexe dont les vrais enjeux affectifs et psychologiques échappent totalement à la justice.

Jusqu’à la garde est une variation sur le thème de la violence conjugale. Ce fléau est rarement traité au cinéma : Xavier Legrand l’aborde sous l’angle de la peur. Les coups, même s’ils ne sont pas montrés, restent une menace. C’est un pur thriller, domestique et familial.

La direction d’acteurs est magistrale. Le jeune Thomas Gioria est étonnant de retenue. Quant à Denis Ménochet, il interprète un beau spécimen de pervers narcissique dans une composition à la Jean Yanne, il trouve là le meilleur rôle de sa carrière : avec un jeu subtil, il apporte ce qu’il faut d’humanité à ce rôle ingrat. Face à lui, Léa Drucker s’impose en femme dense, tétanisée, protectrice plus que victime. Le réalisateur ne juge jamais ses protagonistes mais tente au contraire de montrer qu’ils sont pris dans un engrenage affectif, mental, social, juridique, qui les dépasse.

L’écriture est de toute évidence inspirée de situations malheureusement bien réelles tant le film sonne juste dans sa restitution d’une réalité complexe et brutale. C’est beau, c’est fort, c’est incroyablement palpitant et c’est une sacrée découverte !

Sources : Le Monde - Libération - Télérama 7/02/18 - Utopia 


Alexandre Gavras
Réalisateur, producteur, acteur, scénariste

Dans la famille Gavras après avoir eu par deux fois le père (venu présenter Amen et Eden à l’ouest) La bobine demande le fils... ou tout au moins l’un des fils car toute la famille est dans le cinéma. Michèle, la maman ainsi que les enfants Romain et Julie.

Alexandre Gavras lui, étudie le cinéma à New-York. De retour en France il tient les postes du plateau (caméra, déco, régie, machinerie, électricité...) et finit assistant- réalisateur pour Jean Teulé et Tony Gatlif. Son premier court métrage Tueur de petits poissons est sélectionné dans une centaine de festivals, obtenant cinquante récompenses et une nomination aux César.

Parallèlement à ses activités publicitaires et cinématographiques, Alexandre Gavras travaille avec la compagnie Oh Oui ! pour laquelle il crée des vidéos pour des spectacles. En 2010 il réalise un film d’après La Cerisaie mise en scène par Julie Brochen au Théâtre National de Strasbourg et en 2012, il réitère avec Dom Juan également mis en scène par Julie Brochen au Théâtre National de Strasbourg. En 2012, il produit son premier court métrage : Avant que de tout perdre de Xavier Legrand et en 2017, il produit le premier long métrage du même Xavier Legrand : Jusqu’à La Garde.



Jusqu’à la garde vu par la critique

Un morceau de cinéma qui n’a pas grand-chose à voir avec le gros de la production française habituelle. Un premier (!!) long métrage qui possède une puissance expressionniste étourdissante, empile les images à la composition folle et fait jaillir des plans qui hantent le spectateur pour longtemps.

Gaël Golhen – Première – 06/02/18

Tout est sidérant de maîtrise dans ce film oppressant et magistral, doublement récompensé à la Mostra de Venise. La progression étouffante du scénario, la rigueur de la mise en scène, d’une implacable efficacité, le travail sur le son, l’application à instiller l’angoisse avec des éléments réalistes de la vie courante. Et l’interprétation époustouflante des trois comédiens.

Jean-Claude Raspiengeas La Croix 16/02/18 

Si le film fonctionne autant, c’est aussi parce qu’il a recours à un procédé de mise en scène auquel nous ne nous attendions pas mais qui est tellement logique quand on y repense. Jusqu’à la garde ne ressemble pas à beaucoup d’autres films français, parce qu’il est réalisé comme un thriller.

Christophe Foltzer – écranlarge – 01/02/18 


 

Un film tourné en région Bourgogne-Franche-Comté

 

Tourné en Bourgogne-Franche-Comté Jusqu’à la garde a obtenu le soutien de la Région dans le cadre du « Fonds d’aide à la Production cinématographique » qui vise à soutenir la création artistique, à encourager la diversité des œuvres filmiques, à développer le rayonnement culturel de la région et à constituer un patrimoine audiovisuel. Il contribue également à encourager l’activité du secteur, à attirer des tournages en Bourgogne-Franche-Comté et à dynamiser la création et la qualification d’emplois dans cette filière.

 

Le film a bénéficié d’une aide à la production de la Région Bourgogne-Franche-Comté de 160 000 € votée le 1er juillet 2016.
Le tournage a eu lieu intégralement en région durant l’été 2016 - 17 jours en Côte d’or et 8 jours en Saône-et-Loire : gares de Dijon et de Chalon-sur-Saône, salle des fêtes de Demigny, ateliers du cinéma de Beaune, cité Les Prés Saint Jean de Chalon sur
Saône, maisons individuelles à Saint-Apollinaire et à Ruffey-les-Beaune, collège de Nuit-Saint-Georges et France 3 Bourgogne.

Le film a un budget de 2,3 millions d’euros, dont 270 000 € de dépenses en région.
L’ex Région Franche-Comté avait déjà soutenu, en 2011, le duo de producteur/réalisa- teur pour le court métrage Avant que de tout perdre, sorte de prologue au film Jusqu’à la garde, interprété par les mêmes comédiens.

Direction Culture, Sport, Jeunesse et Vie associative

Le bureau d’accueil des tournages Bourgogne-Franche-Comté a trouvé la majorité des décors du film, proposé nombre de comédiens dont quatre ont été retenus et mis en avant les techniciens locaux dont vingt-et-un ont été embauchés sur cette aventure. Des prestataires techniques locaux ont apporté leur savoir-faire, et de vrais partenariats avec le territoire (notamment avec les ateliers du cinéma de Beaune) se sont établis.

Gaëlle Laurent Déléguée régionale du Bureau d’accueil des tournages