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L'ordre des choses

Un film de Andrea Segre

Scénario de Marco Pettenello, Andrea Segre

Avec Paolo Pierobon, Giuseppe Battiston, Fabrizio Ferracane ...

Italie - 2018 - 1h55. Sortie France : 7 Mars 2018

Rinaldi, policier italien de grande expérience, est envoyé par son gouvernement en Libye afin de négocier le maintien des migrants sur le sol africain.  Sur place, il se heurte à la complexité des rapports tribaux libyens et à la puissance des trafiquants exploitant la détresse des réfugiés. 
Au cours de son enquête, il rencontre dans un centre de rétention, Swada, une jeune somalienne qui le supplie de l’aider. Habituellement froid et méthodique, Rinaldi va devoir faire un choix douloureux entre sa conscience et la raison d’Etat : est-il possible de renverser l’ordre des choses ?

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Projection : Lundi 26 Mars 2018 - 19h00 - 21h00

Fuocoammare de Gianfranco Rosi (présenté par La bobine en 2017) quadrillait l’ile de Lampedusa avec poésie et réalisme pour décrire l’arrivée des migrants sur les côtes italiennes. L’ordre des choses, poursuit magistralement cette interrogation politique et morale autour des questions migratoires.

Andrea Segre, le réalisateur qui nous avait émus avec La petite Venise, aborde en effet le sujet très brûlant des stratagèmes mis en place pour que les migrants n’atteignent pas les frontières européennes tout en permettant aux membres de l’Union Européenne de s’acheter une bonne conscience. Il nous dit notamment que l’Italie, en coordination avec l’Allemagne et la France, organise une politique de refoulement en détenant les migrants en Libye dans des centres gérés par des milices dangereuses, incontrôlables et surtout libres d’utiliser des méthodes inhumaines. Il filme les petits arrangements entre faux amis auxquels on aurait préféré ne pas assister et il montre les négociations ambivalentes entre nos démocraties et des régimes politiques sulfureux.

Tourné avec la rigueur d’une enquête journalistique et la conscience humaniste d’un documentaire, L’ordre des choses dévoile le terrible écheveau des compromis politiques internationaux.

Pour faire vivre cette fiction, car il s’agit bien d’un film racontant une histoire imaginaire, et pour restituer au plus juste les propos des fonctionnaires européens qui se sont confiés à lui, Andrea Segre choisit de créer des personnages fictifs. Ces témoignages recueillis donnent une authenticité précieuse à tous les person- nages. Placé au cœur de l’intrigue, le superflic Corrado Rinaldi est l’âme du drame humain qui se déroule sous nos yeux. Lorsque, dans un centre de rétention, il rencontre Swada, une jeune Somalienne qui le supplie de l’aider, il va devoir effectuer un choix très difficile.

Tiraillé entre son devoir de discipline et ses émotions, entre ses doutes et sa vie confortable, Rinaldi symbolise l’état d’esprit partagé par bon nombre d’entre nous et illustre cette crise d’identité que traverse l’Europe qui n’hésite pas à remettre en question ses principes démocratiques les plus élémentaires. Au fur et à mesure de l’avancée du scénario, Andrea Segre fait surgir nos renonce- ments et nos refoulements. C’est sans concession et cela s’avère terriblement inconfortable.

Sources : Positif, mars 2018, aVoir-aLire.com