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The third murder

( Sandome no satsujin )

Un film de Hirokazu Kore-eda

Scénario de Hirokazu Koreeda

Avec Masaharu Fukuyama, Kôji Yakusho, Shinnosuke Mitsushima...

Japon - 2018 - 2h04. Sortie France : 11 Avril 2018

Le grand avocat Shigemori est chargé de défendre Misumi, accusé de vol et d’assassinat. Ce dernier a déjà purgé une peine de prison pour meurtre 30 ans auparavant. Les chances pour Shigemori de gagner ce procès semblent minces, d’autant que Misumi a avoué son crime, malgré la peine de mort qui l’attend s’il est condamné. Pourtant, au fil de l’enquête et des témoignages, Shigemori commence à douter de la culpabilité de son client.

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Projection : Jeudi 24 Mai 2018 - 19h00 - 21h10

Le grand avocat Shigemori est chargé de défendre Misumi, accusé de vol et d’assassinat. Ce dernier a déjà purgé une peine de prison pour meurtre trente ans auparavant.

En tant que récidiviste, Misumi risque la peine capitale par pendaison, toujours en vigueur au Japon. Lorsque l’avocat s’empare de l’affaire, le film semble se diriger vers un drame de tribunal qui opposerait l’accusation, partisane de l’application pure et simple de la loi, à la défense, désireuse de requalifier les faits pour plaider la perpétuité plutôt que la mort...

Mais, très vite, les choses se compliquent. Shigemori se rend compte que tous les témoins interrogés mentent, à commencer par l’accusé, qui change sans arrêt de version...

Pour Kore-eda, ce film a été un défi car il remettait en cause son style et sa façon de concevoir ces films . « Oui, je voulais tenter une approche totalement différente. Viendra un jour où je ne serai plus en mesure de relever de nouveaus défis, donc ça a été un immense plaisir d’avoir l’occasion de travailler sur ce type de film à ce moment-là. »

En effet, ses opus précédents ne portent aucun jugement sur les personnages. Autrement dit, ils ne sont pas réalisés d’un point de vue omniscient. En revanche, le genre du suspense et du drame judiciaire imposent d’adopter ce point de vue. Kore-eda, ne voulant pas s’y résoudre, utilise son film pour montrer le dilemme qui l’agite.

Avec son écriture toujours claire, sa mise en scène simple et directe et sa direction d’acteurs parfaitement juste, le cinéaste est fidèle à lui-même tout en abordant un registre nouveau qu’il enrichit d’une profondeur humaine exceptionnelle.


Sources : Première du 10 avril 2018, Le Figaro du 11 avril 2018