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Les cartes 2017/2018 sont disponibles à la vente aux horaires d'ouverture habituels du cinéma AXEL

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- 5,20 € pour tous les films programmés au cinéma Axel
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Soirée Argentine

Deux films et une sandwich

19H: Nobody’s watching

de Julia Solomonoff - Argentine - 2018 - 1h41 

 

Nico, un acteur de Buenos Aires part pour New York, où l’attendent un rôle pour un film ainsi qu’un nouveau départ. Alors que le projet piétine, il choisit de jongler entre différents petits métiers plutôt que de renoncer à ses rêves d’acteur. 


21H: Notre enfant

de Diego Lerman - Argentine - 2018 - 1h35 

Médecin à Buenos Aires, Malena s’apprête à devenir mère au terme d’une démarche d’adoption longue et éprouvante. Mais au moment de retrouver son bébé, Malena apprend que la famille de l’enfant lui impose de nouvelles conditions... Le sort du nouveau-né devient un enjeu et son avenir donne lieu à un véritable dilemme. 


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Projection : Jeudi 7 Juin 2018 - 19h00 - 21h15

Nobody's watching

Argentine - 2018 - 1h41 - VOST
Réalisation : Julia Solomonoff
Scénario : Julia Solomonoff, Christina Lazaridi Image : Lucio Bonelli
avec : Guillermo Pfening, Elena Roger, Rafaël Ferro

Meilleur acteur, Tribeca 2017
Meilleur film, meilleur acteur, Fortaleza Cine Ceara 2017

Nico, expatrié argentin, vit à New-York. Acteur en galère, « trop blond pour jouer un latino, l’accent trop fort pour jouer un gringo », il vit d’emplois précaires. Dans son pays d’origine, il est connu en tant que vedette d’une telenovela, mais il a préféré s’éloigner de ce succès pour s’installer aux Etats-Unis dans l’espoir d’obtenir un vrai rôle de cinéma mais aussi, et peut-être surtout, pour finir une histoire d’amour trop compliquée.

Dans la perspective de son éventuel retour au pays, le personnage qu’il interprète dans le feuilleton a été plongé dans le coma par son producteur et ami. A cette léthargie symbolique répond la parenthèse de sa nouvelle vie, structurée par des petits boulots : baby-sitter, homme de ménage..., suspendue à des castings stériles et à des rencontres de hasard, rythmée par d’incessants déplacements à pied ou à vélo.

Comme l’indique le titre du film Nobody’s watching, personne ne le regarde, pas même la caméra de surveillance du supermarché. Les quelques rencontres avec sa mère se font par webcam interposée, et sont plus déprimantes que réconfortantes. Seul le bébé dont il s’occupe régulièrement le regarde vraiment et semble être son unique point d’ancrage émotionnel dans cette ville qui le rejette.

Alors que l’immigration est au cœur des politiques occidentales et que le président américain crie haut et fort vouloir fermer ses frontières aux sud-américains, la jeune réalisatrice argentine aborde sans vraiment d’intrigue mais avec une belle économie de moyens, des sujets très en phase avec la société : la vulnérabilité de l’immigré, la clandestinité de l’homosexuel épris d’un homme marié, l’affirmation de soi, le renoncement...

Un beau portrait d’homme en quête d’un présent et d’un avenir si affinité...


Sources : Dossier de presse, Libération, Culture-box 25 avril 2018 


20H45: pause sandwich

21H15: Notre enfant

Argentine - 2018 -1h35 - VOST
Réalisation : Diego Lerman
Scénario : Maria Meira et Diego Lerman
Image : Wojciech Staron
avec : Bárbara Lennie, Daniel Aráoz, Claudio Talcachir, 
Yamina Ávila

Prix du meilleur scénario, San Sebastian 2017

Une jeune femme est dans sa voiture sous la pluie... Une lumière clignotante lui donne un visage tantôt bleu, tantôt jaune, les deux couleurs majeures du film mêlées aux feux de la circulation qui sont comme les signes de ce que l’on aurait droit de faire ou de ne pas faire...Un chat noir aux yeux verts, symbole maléfique depuis le Moyen-Age, est présent lui aussi dès les premiers plans. Un voyage, un très long voyage pour Malena qui débarque depuis Buenos Aires dans l’hôpital d’une petite ville pauvre et dépeuplée, tapissée de terre rouge. Elle ne semble plus être attendue, Marcela, la jeune femme qu’elle vient visiter est sur le point d’accoucher. On comprend peu à peu qu’il est question d’une mère porteuse et d’un bébé promis à l’adoption. Mais au moment de rencontrer "son"enfant, Malena se trouve confrontée à un marché inattendu imposé par la famille ...

Pour son 5e film, le réalisateur argentin Diego Lerman distille un thriller psychologique et social éprouvant, un conte moral qui s’appuie sur la réalité de son pays où, comme en France, la GPA demeure interdite. Mais cette interdiction est contournable en raison d’un système judiciaire peu regardant, sur fond de corruption à bien des niveaux.

L’enfant innocent cristallise l’affrontement entre deux mondes, deux incompréhensions, deux souffrances de femmes filmées caméra à l’épaule, parfois en longs plans-séquences d’une grande beauté formelle. Les couleurs , la pluie , la chaleur sont rendues avec brio , dans des paysages apaisants qui contrastent avec les tourments des protagonistes.

Présente dans tous les plans du film, et entourée d’acteurs et d’actrices non professionnels, Bárbara Lennie, l’interprète principale, campe ici une femme complexe et imprévisisible, prisonnière du difficile combat qu’elle mène avec elle-même.


Sources : Positif, Utopia, avril 2018, La Croix, 26 avril 2018