Lumières d’Asie

Les 6, 8 et 9 février 2020

  • 1 film: Adhérents : 5,20€ – Non adhérents : 7
  • 2 films (+ pause gourmande): Adhérents : 10€ – Non adhérents : 12€

1er Film

Séjour dans les monts Fuchun

jeudi 6 février 2020 à 19:00

Le destin d’une famille s’écoule au rythme de la nature, du cycle des saisons et de la vie d’un fleuve.

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2ème Film

Made in Bengladesh

samedi 8 février 2020 à 17:00

Shimu, 23 ans, travaille dans une usine textile à Dacca, au Bangladesh. Face à des conditions de travail de plus en plus dures, elle décide avec ses collègues de monter un syndicat, malgré les menaces de la direction et le désaccord de son mari. Ensemble, elles iront jusqu’au bout.

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3ème Film

3 aventures de Brooke

samedi 8 février 2020 à 19:30

avec pause gourmande

Xingxi, une jeune Chinoise, voyage seule au nord de la Malaisie. Elle y vit trois aventures distinctes, et comme parallèles, dont le point de départ est identique : par une journée de grande chaleur, perdue au bord d’un chemin, elle est victime d’une crevaison de vélo…

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4ème Film

Jésus

dimanche 9 février 2020 à 17:00

avec pause thé

Yura quitte Tokyo avec ses parents pour aller vivre à la campagne auprès de sa grand-mère. Il est scolarisé dans une école catholique et doit s’adapter à un nouvel environnement. Un jour, au milieu d’une prière, Jésus apparaît. Dès lors, tous les souhaits de Yura se réalisent.

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5ème Film

Vivre et chanter

dimanche 9 février 2020 à 19:00

Zhao Li dirige une troupe d’opéra traditionnel Sichuan qui vit et joue ensemble dans la banlieue de Chengdu. Quand elle reçoit un avis de démolition pour son théâtre, Zhao Li le cache aux autres membres de la compagnie et décide de se battre pour trouver un nouveau lieu, où ils pourront tous continuer de vivre et chanter. S’engage alors une lutte pour la survie de leur art.

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Présentation du
1er film

Séjour dans les monts Fuchun

jeudi 6 février 2020 à 19:00

Résumé : Le destin d’une famille s’écoule au rythme de la nature, du cycle des saisons et de la vie d’un fleuve.

Pays : Chine

Année : 2020

Durée : 2h30

Version : VOST

Titre original : Chun Jiang Shui Nuan

Date de sortie en France : 1 janvier 2020

Réalisateur : Xiaogang Gu

Scénario : Gu Xiaogang

Image : Yu Ninghui et Deng Xu

Musique : Wei Dou

Avec : Qian Youfa, Wang Fengjuan, Sun Zhangjian ...

Prix / distinctions : Film de clôture de la Semaine de la Critique, Cannes 2019

Fiche
bobine

C’est l’été à Hangzhou, ville natale du réalisateur. Dans un restaurant propret, qui fut, est et restera peut-être familial, trois générations d’une même lignée sont réunies. C’est l’anniversaire de « Mum » comme on surnomme aujourd’hui l’aïeule désormais veuve, celle qui a jusque là guidé son monde d’une main de fer et qu’il va falloir épauler à présent. La fête est vite écourtée par un événement inattendu : la doyenne de la famille Gu fait un malaise cardiaque. A son réveil à l’ hôpital, les médecins diagnostiquent une démence sénile. Un des quatre enfants va devoir la prendre en charge dans son propre foyer.

Ne cherchez pas dans vos mémoires : le nom du réalisateur, celui des acteurs (issus de son entourage) vous sont fatalement inconnus. Avec les moyens du bord, malgré les aléas matériels qui l’ont contraint à deux ans de tournage, Gu Xiaogang rentre subrepticement dans la cour des grands grâce à cette fresque contemporaine lumineuse et subtile.

Séjour dans les monts Fuchun, le titre du film, est éponyme de celui d’une célèbre peinture chinoise du XVI ème siècle. Comme son illustre modèle, Gu Xiaogang croque son époque méticuleusement, embrasse la beauté des paysages, prend l’empreinte du temps qui passe. L’immensité de la nature qui surplombe les hommes semble se rire de leur agitation et de leurs ambitions mesquines.

Le cinéma est un langage que Gu Xiaogang maîtrise à la perfection. Un auteur est né …

 

 

Sources : Libération du 22 mai 2019. Le Monde des 1er et 2 janvier 2020.


Présentation du
2ème film

Made in Bengladesh

samedi 8 février 2020 à 17:00

Résumé : Shimu, 23 ans, travaille dans une usine textile à Dacca, au Bangladesh. Face à des conditions de travail de plus en plus dures, elle décide avec ses collègues de monter un syndicat, malgré les menaces de la direction et le désaccord de son mari. Ensemble, elles iront jusqu’au bout.

Pays : Bangladesh

Année : 2019

Durée : 1h30

Version : VOST

Date de sortie en France : 4 décembre 2019

Réalisateur : Rubaiyat Hossain

Scénario : Rubaiyat Hossain et Philippe Barrière

Image : Sabine Lancelin

Musique : Tin Soheili

Avec : Rikita Nandini Shimu, Novera Rahman, Parvin Paru |...

Prix / distinctions : Prix spécial du jury et prix du public, Amiens 2019

Fiche
bobine

Shimu a 25 ans et travaille, comme de nombreuses jeunes femmes dans une usine textile de la région de Dacca. Enfermée dans un atelier sans fenêtres, sans climatisation, sans aération, elle se résigne à accepter des conditions de travail extrêmes sous l’œil inquisiteur d’ un chef d’atelier qui impose des horaires et des cadences toujours plus délirants.

Alors qu’une journaliste veut l’interroger suite à un incendie meurtrier qui a ravagé son atelier, et dans lequel elle a perdu plusieurs de ses collègues, elle découvre presque par hasard qu’elle vit dans un pays où existent un droit du travail et des femmes prêtes à l’ aider pour le faire respecter.

D’abord réfractaire à toute idée de lutte syndicale, par peur de perdre son emploi et de se faire mal voir par les autres ouvrières, par crainte aussi de son époux au chômage qui compte sur son salaire, elle va cependant peu à peu s’engager…

Made in RPC, made in Turkey, made in India, made in Morocco, made in Bangladesh. Derrière chacune de ces étiquettes qui ornent innocemment nos chemises et nos robes, nos sweats et nos tee-shirts, se cachent des milliers de bras fatigués, de doigts engourdis, de dos endoloris et d’yeux affaiblis. Dans de grandes usines, des femmes cousent à la chaîne, courbées sur des machines, des heures et des heures d’affilée, pour un salaire de misère.

C’est pour donner un nom, un visage, un destin à toutes ces ouvrières anonymes, pour sensibiliser le public occidental à leurs conditions de travail afin, peut-être, de l’amener à acheter avec un peu plus de conscience, que Rubaiyat Hossain a souhaité réaliser ce film.

Tourné au Bangladesh, dans un quartier pauvre de Dacca, avec une équipe essentiellement féminine, le film distille aussi les parfums, les couleurs, les odeurs de cette vie de quartier où les femmes se retrouvent dans la rue.

Made in Bangladesh rappelle les films optimistes de Ken Loach, avec l’espoir au bout de l’histoire…

 

 

Sources : Le Monde et Télérama , 4 décembre 2019


Présentation du
3ème film

3 aventures de Brooke

samedi 8 février 2020 à 19:30

avec pause gourmande

Résumé : Xingxi, une jeune Chinoise, voyage seule au nord de la Malaisie. Elle y vit trois aventures distinctes, et comme parallèles, dont le point de départ est identique : par une journée de grande chaleur, perdue au bord d’un chemin, elle est victime d’une crevaison de vélo…

Pays : Chine

Année : 2020

Durée : 1h40

Version : VOST

Titre original : Three Adventures of Brooke

Date de sortie en France : 15 janvier 2020

Réalisateur : Yuan Quig

Scénario : Yuan Quig

Image : Zhu Jinjing

Musique : Andrew Lok

Avec : Fangyi Xu, Pascal Greggory, Ribbon Ooi...

Prix / distinctions : Montgolfière d’argent, festival des 3 continents Nantes 2018

Fiche
bobine

Xing xi, qui se fait également appeler Brooke, est une jeune femme chinoise en voyage dans un coin perdu de Malaisie. Un endroit où, dit-on, même les Malaisiens ne vont pas.

Avec ses couleurs chatoyantes et son diorama géant qui fait tourner la tête, Brooke semble prisonnière d’une Malaisie factice. Quand elle crève par trois fois un pneu de sa bicyclette sur une petite route, ce n’est pas une mauvaise suite de hasards, mais le début, à chaque fois identique, de trois histoires. Elle va faire trois rencontres différentes : une jeune femme délurée, un groupe d’urbanistes et un flegmatique voyageur français à la recherche des mystérieuses « blue tears ».

« Chacun d’entre nous constitue sa propre planète solitaire. Ce n’est que grâce à la chance ou au hasard qu’on se retrouve sur la même orbite et que l’on voyage dans la même direction, quel que soit le temps plus ou moins long que l’on passe ensemble. Les rencontres fortuites permettent souvent de grandir. »

On le voit bien, les réflexions de la cinéaste nous renvoient à l’univers d’Eric Rohmer dont elle ne se lasse pas.
Cependant, le film n’est pas une plate citation. Yuan Qing espère que son œuvre évoquera aux spectateurs les aspects légers et maîtrisés des « incertitudes de la vie » à travers le regard d’une jeune femme. Un magnifique premier film.

 

 

Sources : Première, Les Cahiers du Cinéma janvier 2020.


Présentation du
4ème film

Jésus

dimanche 9 février 2020 à 17:00

avec pause thé

Résumé : Yura quitte Tokyo avec ses parents pour aller vivre à la campagne auprès de sa grand-mère. Il est scolarisé dans une école catholique et doit s’adapter à un nouvel environnement. Un jour, au milieu d’une prière, Jésus apparaît. Dès lors, tous les souhaits de Yura se réalisent.

Pays : Japon

Année : 2019

Durée : 1h16

Version : VOST

Titre original : Boku wa Iesu-sama ga kirai

Date de sortie en France : 25 décembre 2019

Réalisateur : Hiroshi Okuyama

Scénario : Hiroshi Okuyama

Image : Hiroshi Okuyama

Musique : Kôshi Kishita

Avec : Yura Satô, Riki Ôkuma, Hinako Saeki ...

Prix / distinctions : Prix du meilleur film, San Sébastien 2019

Fiche
bobine

Yura, un petit garçon d’une dizaine d’années, doit quitter Tokyo pour aller vivre chez sa grand mère, dans l’ île peu hospitalière d’ Hokkaïdo, au nord de l’ archipel nippon. Il est scolarisé dans une école catholique.

D’ abord isolé, il fera un double apprentissage : celui de l’amitié avec un garçon de son âge et celui, plus étonnant, d’une relation passionnée avec Jésus qu’il découvre dans un pays où le Christianisme est, on le sait, peu représenté ( 0,4 % de la population totale )

Seulement voilà : le Messie va apparaître à l’enfant comme un compagnon de tous les jours, curieusement réduit à l’état de miniature, une sorte d’animal de compagnie quelque peu fantasque…

Jesus est un film simple mais pas simpliste, réussissant à combiner des genres différents : chronique ironique, drame, sans oublier une touche de fantastique narquoise.

Rien d’époustouflant ni dans la mise en scène ni dans le scénario mais Okiyama maîtrise son ouvrage avec sérénité, semblant parfaitement savoir où il va. Le cadre, la région de Nagano en hiver et l’écoulement des jours dans d’une école catholique perdue ont également leur importance, assurant une certaine routine familière jusqu’ à la tragédie.

Une réflexion sensible sur l’enfance face au deuil par le biais de la croyance et de l’imaginaire. Il est encore trop tôt pour présumer de la carrière future du cinéaste mais parier sur lui, avec sa sensibilité et sa délicatesse, n’a rien d’une hérésie…

 

 

Sources : Télérama 25 /12/ 2019. Les Inrocks du 18 /12/ 2019


Présentation du
5ème film

Vivre et chanter

dimanche 9 février 2020 à 19:00

Résumé : Zhao Li dirige une troupe d’opéra traditionnel Sichuan qui vit et joue ensemble dans la banlieue de Chengdu. Quand elle reçoit un avis de démolition pour son théâtre, Zhao Li le cache aux autres membres de la compagnie et décide de se battre pour trouver un nouveau lieu, où ils pourront tous continuer de vivre et chanter. S’engage alors une lutte pour la survie de leur art.

Pays : Chine

Année : 2019

Durée : 1h39

Version : VOST

Titre original : Huo zhe chang zhe

Date de sortie en France : 20 novembre 2019

Réalisateur : Johnny Ma

Scénario : Johnny Ma

Image : Matthias Delvaux

Musique : Jongho You et Jimin Kim

Avec : Xiaoli Zhao, Guidan Gan, Xihu Yan...

Prix / distinctions : Sélection Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2019

Fiche
bobine

Un vieux quartier de la ville de Shengdu doit être démoli. Shengdu, dans la province du Sichuan, au centre de la Chine en pleine explosion économique, est une mégalopole d’à peine 14 millions d’ habitants qui croît plus vite que son ombre.

Anachronisme urbain et culturel, le vieux quartier en sursis abrite une troupe familiale qui présente des spectacles d’opéra traditionnel, dans un bâtiment menaçant de s’effondrer à chaque coup de tambour. Un rendez-vous que ne manquerait pour rien au monde un public pourtant de plus en plus rare et vieillissant.

Zhao Li, sa vaillante patronne, sait que les jours de sa troupe sont comptés et que la rumeur des bulldozers se fait de plus en plus oppressante. Mais, malgré tout, elle ne se résout pas à abandonner ce lieu et à se plier au diktat du béton…

Le cinéphile occidental, habitué à arpenter le pays via les errances de Jia Zhangke ou, plus récemment, les plans- séquences hypnotiques de Bi Gan ou de Hu Bo, avait peut- être oublié qu’une certaine légèreté pouvait aussi surgir du cadre.

Vivre et chanter, qui emprunte autant aux Chaussons rouges de Mike Powell qu’ au cinéma d’ Ozu, dégage une belle vitalité et brouille avec intelligence les frontières entre le monde du spectacle et la vraie vie.

Johnny Ma réussit à fondre totalement la forme documentaire dans sa fiction en l’agrémentant de scènes oniriques et fantastiques, à l’image de ces personnages d’opéra masqués, plongés dans l’urbanité grouillante et indifférente de Shengdu.

On ne peut que se prendre d’affection pour ces Chinois dont la voix n’est pas entendue et qui se retrouvent sacrifiés sur l’autel des intérêts économiques. Le Sichuan, c’est loin. Mais ce n’est pas si loin… Une excellente surprise.

 

 

Sources : Première et Positif novembre 2019. Libération 19 /11/2019