ASSOCIATION CHALONNAISE POUR LE CINEMA

Soirée Polar : « L’affaire n’est pas toujours dans le sac… »

jeudi 13 juin 2024 à 17:00

Soirée thématique
Pause gourmande

pause gourmande entre les 2 films

1er Film

LaRoy

jeudi 13 juin 2024 à 17:00

Quand Ray découvre que sa femme le trompe, il décide de mettre fin à ses jours et se gare sur le parking d’un motel. Mais au moment de passer à l’acte, un inconnu fait irruption dans sa voiture, pensant avoir affaire au tueur qu’il a engagé…
Un thriller truffé d’humour noir qui manie le second degré avec délectation. Totalement réussi et réjouissant.

>> Toutes les informations sur le premier film

2ème Film

Only the River Flows

jeudi 13 juin 2024 à 20:00

En Chine, dans les années 1990, trois meurtres sont commis dans la petite ville de Banpo. Ma Zhe, le chef de la police criminelle, est chargé d’élucider l’affaire. Un sac à main
abandonné au bord de la rivière et des témoignages de passants désignent plusieurs suspects. Alors que l’affaire piétine, l’inspecteur Ma est confronté à la noirceur de l’âme
humaine et s’enfonce dans le doute...

>> Toutes les informations sur le deuxième film


Présentation du
1er film

LaRoy

jeudi 13 juin 2024 à 17:00

Résumé : Quand Ray découvre que sa femme le trompe, il décide de mettre fin à ses jours et se gare sur le parking d’un motel. Mais au moment de passer à l’acte, un inconnu fait irruption dans sa voiture, pensant avoir affaire au tueur qu’il a engagé… Un thriller truffé d’humour noir qui manie le second degré avec délectation. Totalement réussi et réjouissant.

Pays : USA

Année : 2024

Durée : 1h52

Version : VOST

Titre original : LaRoy, Texas

Date de sortie en France : 17 avril 2024

Réalisateur : Shane Atkinson

Scénario : Shane Atkinson

Image : Mingjue Hu

Avec : John Magaro, Steve Zahn ...

Prix / distinctions : Grand Prix, prix du public et prix de la critique, Festival de Deauville 2023.

Fiche
bobine

LaRoy c’est comme Fargo : une ville dont vous n’auriez pas forcément entendu parler avant que son nom ne devienne un titre de film.
Et LaRoy, le premier long métrage de Shane Atkinson, c’est aussi un peu comme Fargo, le chef-d’oeuvre des frères Coen, l’histoire d’un citoyen lambda que les mauvaises décisions vont entraîner dans un engrenage meurtrier.

Ray, la trentaine bien tassée, est un loser pathétique : sa femme le trompe assidûment, son frère et associé d’une petite quincaillerie le rabaisse constamment et ses employés ne le respectent pas. Après une tentative de suicide ratée sur le parking d’un supermarché, l’antihéros va se transformer en tueur…Ray est pris pour un redoutable tueur à gages par un inconnu qui lui dépose une enveloppe pleine d’argent en échange d’un service : liquider un homme. Dans l’espoir de reconquérir sa femme, Ray décide d’empocher l’argent et d’exécuter le contrat tandis que le véritable assassin arrive en ville pour traquer celui qui a osé usurper son identité…
Dénuée de repères temporels, dans une ville fantomatique du Texas, cette comédie noire dépeint une Amérique à bout de course, où des tueurs sanguinaires côtoient des détectives privés habillés en cow-boys, où les femmes sont rangées dans deux catégories : fatales ou souffre-douleur.

LaRoy ne se limite pas à une simple comédie de quiproquos. Shane Atkinson fait le choix de ne jamais se réfugier dans le premier degré, et jongle sans effort entre épisodes burlesques et véritables scènes de terreur.
Évoluant dans les décors minimalistes des petits patelins américains perdus au fin fond de la campagne, les autochtones sont souvent présentés de manière caricaturale et l’utilisation judicieuse de l’environnement crée un univers captivant.

Tourné en seulement 22 jours, le film parvient à réunir une mise en scène impeccable, des ruptures de ton intéressantes et de remarquables performances d’acteurs. . LaRoy est une comédie policière douce-amère très réussie, qui rappelle ironiquement au travers d’une simple réplique, qu’en matière d’argent, de réussite, comme d’amour : « Qu’est-ce que le mérite a à voir dans tout ça ? ».

Sources : aVoir-aLire.com, lebleudumiroir.com, Télérama.fr 17 avril 2024


Présentation du
2ème film

Only the River Flows

jeudi 13 juin 2024 à 20:00

En avant-première

Résumé : En Chine, dans les années 1990, trois meurtres sont commis dans la petite ville de Banpo. Ma Zhe, le chef de la police criminelle, est chargé d’élucider l’affaire. Un sac à main abandonné au bord de la rivière et des témoignages de passants désignent plusieurs suspects. Alors que l’affaire piétine, l’inspecteur Ma est confronté à la noirceur de l’âme humaine et s’enfonce dans le doute...

Pays : Chine

Année : 2024

Durée : 1h42

Version : VOST

Titre original : He bian de cuo wu

Date de sortie en France : 10 juillet 2024

Réalisateur : Shujun Wei -

Scénario : Chunlei Kang et Shujun Wei

Image : Chengma Zhiyuan

Avec : Yilong Zhu, Zeng Meihuiz ...

Prix / distinctions : Prix du jury, Reims Polar 2024

Fiche
bobine

Nous sommes en 1995, il pleut continuellement à Banpo. Le meurtre sordide d’une vieille dame réveille les blessures invisibles des habitants. Sur place, les policiers trouvent un sac à main. Qui est donc la femme aux cheveux longs aperçue par des témoins. Les spéculations mettent les nerfs à vif…

 

Only the river flows n’est pas a priori un film ouvertement pamphlétaire. Cependant  Shujun Wei situe le commissariat de police de Banpo dans un ancien cinéma qui ne fait plus recette. Le symbole est de taille. Les autorités locales préfèrent les enquêtes policières, le maintien de l’ordre à l’ouverture par la Culture et l’Art. La salle de spectacles ne sert plus ici que de support à une comédie humaine violente et mélancolique. Malgré cet élément de décor original, le cinéaste s’intéresse d’abord à son protagoniste Ma Zhu, le policier qui sombre peu à peu, au fur et à mesure de l’enquête, dans une série de doutes et de tourments autant professionnels que personnels. Sa jeune épouse est enceinte et la découverte d’un monde sordide très pauvre ne peut qu’interroger le père qu’il sera.

Le grain de la photographie est à l’image de ces mondes désolés qu’il traverse dans son enquête : il pleut beaucoup et les visages sont enfermés dans une profonde tristesse. Shujun Wei réalise une œuvre forte et sensible, mais résolument pessimiste. Il n’y a aucun espoir dans cette contrée et peut-être plus généralement en Chine où les habitants n’ont aucune raison d’espérer des lendemains plus heureux.

Voilà un cinéaste qui sait jouer avec les couleurs, les lumières, qui n’abuse jamais des mouvements de caméra mais qui centre son récit sur l’intensité des dialogues. Only the river flows est un film brillant, précis, qui échappe  à l’excès de longueur dont peut souffrir un certain cinéma chinois.

En suivant son flic fragile, le film s’affranchit progressivement du réalisme, fût-il poétique, pour des contrées plus instables, quoiqu’il n’élude pas le poids du collectif dans la société chinoise, source éventuelle d’aliénation individuelle.

 

Sombre et torturé, le travail  de Shujun Wei montre qu’après la pluie vient parfois le mauvais temps Une œuvre passionnante qui joue avec la mélancolie, le rire et le sarcasme.

 

 

Sources : Libération  22 mai 2023.   Les Cahiers du Cinéma, mai 2023.

Pause
gourmande

pause gourmande entre les 2 films pour ceux qui assistent à la soirée complète