Ecran noir

dimanche 4 décembre 2016 à 17:00

Deux films noirs avec entracte gourmand à 19h.

Une histoire de vengeance et d’héritage qui se déroule dans le milieu très fermé des diamantaires juifs d’Anvers (Diamant noir), un flic sans états d’âme qui ne croit qu’en la puissance de ses muscles d’acier (Le flic aux talons hauts) et des intrigues aux personnages complexes qui tiennent en haleine le spectateur de bout en bout…

1er Film

Diamant noir

dimanche 4 décembre 2016 à 17:00

Pier Ulmann vivote à Paris, entre chantiers et larcins. Son histoire le rattrape le jour où son père est retrouvé mort dans la rue, après une longue déchéance. Bête noire d’une riche famille de diamantaires basée à Anvers, il ne lui laisse rien, à part l'histoire de son bannissement par les Ulmann et une soif amère de vengeance.

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2ème Film

Le flic aux talons hauts

dimanche 4 décembre 2016 à 19:30

Ji-wook est un policier endurci bardé de cicatrices prêt à tout pour arrêter les criminels qu’il pourchasse, en particulier Heo-gon, un mafieux notoire et cruel. Sa jeune collègue, traque, elle, un violeur en série et tombe peu à peu amoureuse de Ji-wook. Mais elle ignore que celui-ci ne nourrit qu’un seul désir : devenir une femme…

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Présentation du
1er film

Diamant noir

dimanche 4 décembre 2016 à 17:00

Résumé : Pier Ulmann vivote à Paris, entre chantiers et larcins. Son histoire le rattrape le jour où son père est retrouvé mort dans la rue, après une longue déchéance. Bête noire d’une riche famille de diamantaires basée à Anvers, il ne lui laisse rien, à part l'histoire de son bannissement par les Ulmann et une soif amère de vengeance.

Pays : France

Année : 2016

Durée : 1h55

Date de sortie en France : 8 juin 2016

Réalisateur : Arthur Harari

Scénario : Arthur Harari

Avec : Niels Schneider, August Diehl, Hans Peter Cloos, Raphaële Godin

Prix / distinctions : Prix spécial du jury, festival du film policier de Beaune 2016

Fiche
bobine

Diamant noir est une histoire de vengeance et d’héritage qui se déroule dans le milieu très fermé des diamantaires juifs d’Anvers, rarement montré au cinéma et romanesque en diable. Ce lieu particulier est le premier atout de ce film car il en dévoile la géographie, les méandres et les secrets.

Le deuxième atout est son scénario. D’une richesse infinie, il mène Diamant noir dans une voie à la fois ambitieuse et populaire. Ainsi, l’incroyable première scène, qui appartient au passé de l’intrigue, détermine entièrement toute la construction de ce petit bijou et pourtant, la fin du film nous ouvrira d’autres pistes sans que l’on parvienne à déterminer où se trouve la vérité. Freud, Bunuel et la tragédie antique ne sont pas loin.

Ensuite, le montage est particulièrement réussi. Tout d’abord, Arthur Harari prend son temps pour poser son intrigue, mais jamais il n’oublie le plaisir du spectateur. Chaque scène révèle un aspect original des relations, sans cesse mouvantes, entre les personnages.

Puis, tout s’accélère. Chaque plan brouille la signification, en la concentrant et en la multipliant, et cette incertitude intense rejaillit sur le reste. La magie du cinéma opère grâce à la puissance des ciseaux du monteur.

Enfin les acteurs sont remarquables avec notamment Niels Schneider que l’on avait vu chez Xavier Dolan et qui démontre ici un talent très singulier. N’oublions pas la photo qui révèle la lumière des diamants mais aussi le jeu entre la main qui taille et l’œil que se reflète dans la pureté de la pierre.

Vous l’avez compris, le film de Arthur Harari, introspectif et lumineux, est un polar baroque avec une mise en scène très forte et des références cinéphiliques innombrables. Il réussit à brouiller les pistes et à prendre aux tripes par son suspense et par la fascination qu’exerce son héros.

Et ce film noir n’est pas américain, ni asiatique. Il est bien français !!!

Sources : Chronikart.fr – le Monde 8 juin 2016 


Présentation du
2ème film

Le flic aux talons hauts

dimanche 4 décembre 2016 à 19:30

Résumé : Ji-wook est un policier endurci bardé de cicatrices prêt à tout pour arrêter les criminels qu’il pourchasse, en particulier Heo-gon, un mafieux notoire et cruel. Sa jeune collègue, traque, elle, un violeur en série et tombe peu à peu amoureuse de Ji-wook. Mais elle ignore que celui-ci ne nourrit qu’un seul désir : devenir une femme…

Pays : Corée du Sud

Année : 2016

Durée : 2h05

Version : VOST

Titre original : Hai-hil

Date de sortie en France : 20 juillet 2016

Réalisateur : Jin Jang

Scénario : Jin Jang

Avec : Cha Seung-Won (Yoon Ji-wook), Oh Jung-Se (Heo Gon), Esom (Jang-mi)

Prix / distinctions : Grand prix et prix de la critique, Beaune 2016

Fiche
bobine

Vous vous imaginez peut-être, mollement enfoncé dans un fauteuil fatigué de la salle obscure, prêt à suivre d’un œil détaché les « polardesques » aventures d’un flic coréen…
Dans ce cas, un amical avertissement est utile : mobilisez toute votre attention ! soyez même sur vos gardes ! Dès la première scène du film, le réalisateur Jin Jang et son chef-opérateur Lee Sung-je (The Murderer, The Chaser) nous saisissent par le colback pour nous jeter dans une scène d’une prouesse technique et d’une efficacité telles qu’elle mérite d’entrer dans l’an- thologie des scènes d’ouverture du cinéma de genre. Les minutes défilent, se cognant les unes aux autres. Avec le personnage principal, nous ne faisons pourtant que pénétrer dans une pièce dont les panneaux lumineux encadrent un banquet. Quelques pas mesurés suffisent à camper le personnage : un flic sans états d’âme qui ne croit qu’en la puissance de ses muscles d’acier enveloppés d’un épiderme boucané et lézardé de multiples balafres.

Nous allons ainsi coller pendant deux heures aux talons changeants de ce flic, sans jamais le quitter : ni dans ses courses folles, ni dans ses voltiges périlleuses, ni dans ses écarts chorégraphiques (Ah la scène des parapluies !). Nous ne pouvons davantage nous détacher du cheminement psycho-morphologique de ce flic, dur et viril s’il en est, qui désire tendre vers une tout autre condition.

Le film est, dans tous les sens du terme, un mélange des genres : le rouge du sang s’y mêle à celui des lèvres, l’arme blanche à la lingerie rose, le suspens à l’humour, le film noir au cinéma romanesque. Oui, le réalisateur fait rimer violence avec élégance ; l’élégance des sentiments et l’élégance des personnages dont celui campé par Cha Seung-Won, un acteur qui ne peut cacher qu’il est par ailleurs mannequin convoité dans le monde de la mode. Film original, duquel nous pouvons sortir quelque peu cabossés tout comme les personnages mais celui qui est au centre de l’aventure ne prononce-t-il pas ces paroles : « Dieu ne peut pas prendre soin de tous, en particulier de ceux qui sont derrière lui… »

Texte : Jean-Luc – La bobine – 02 avril 2016.

Pause
gourmande

Entracte “Vos papilles s’il vous plaît !”