Les séminaristes
jeudi 17 juin 2021
16:00 et 18:30 et 20:30
Adhérents : 5,20€
Non adhérents : Tarifs en vigueur
Résumé : En Tchécoslovaquie au début des années 1980, le régime communiste musèle l’église. Deux jeunes séminaristes devront choisir entre la soumission à la police secrète, ou une fidélité à leurs convictions qui pourrait leur coûter la vie.
Pays : Slovaquie
Année : 2020
Durée : 1h20
Version : VOST
Titre original : Servants
Date de sortie en France : 2 juin 2021
Réalisateur : Ivan Ostrochovsky
Scénario : Rebecca Lenkiewicz, Marek Lescàk et Ostrochovsky.
Image : Juraj Chlpik
Musique : Miroslav Tóth, Cristian Lolea.
Avec : Samuel Skyva, Samuel Polakovic, Vlad Ivanov....
Fiche
bobine
Dans la Tchécoslovaquie des années 80, deux jeunes séminaristes entrent à la faculté de théologie de Bratislava, un lieu clos mais où pénètrent les réalités politiques du pays. La normalisation imposée par le régime communiste va compliquer les relations entre les deux amis…
La première chose qui frappe en découvrant Les Séminaristes, second long métrage de fiction du Slovaque Ivan Ostrochovsky, c’est son extraordinaire beauté. Une voiture s’enfonce dans une nuit d’un noir profond ; on ne sait guère si la lumière qui la frappe est divine ou infernale mais il y a un lyrisme formel qui s’invite en l’espace de quelques plans créant un sentiment d’étrangeté, d’inconfort, de menace. Les Séminaristes installe une atmosphère de secret particulièrement cinégénique et le film est d’abord assez difficilement identifiable.
La menace sourde est soutenue par une véritable tension horrifique. Celle-ci n’est que suggérée, ainsi lorsque la caméra s’attarde dans un salon gris et froid, où le téléviseur est resté allumé, on est persuadé que d’un instant à l’autre des forces obscures vont apparaître… Au sentencieux film d’époque figé dans ses postures, Ostrochovsky semble préférer un étrange thriller qui vibre du premier au dernier plan.
Les Séminaristes parle d’un totalitarisme qui s’apprête à avaler un monde entier et menace de le plonger dans la nuit. Si ce noir et blanc donne son indicible tension au long métrage, ce sont aussi ses qualités d’écriture qui font merveille. Toutes ses scènes paraissent volontairement trop courtes, comme s’il manquait un élément de contexte, une résolution. Ce choix de l’ellipse imprime un tempo étrange qui, à l’image du récent Cold War de Pawel Pawlikowski, donne aussi un vif souffle romanesque. Une expérience hypnotique…
Sources : le polyester.com / français.radio.cz (radio Prague international)