
True Mothers
jeudi 16 septembre 2021
16:00 et 18:30 et 21:00
Adhérents : 5,20€
Non adhérents : Tarifs en vigueur
Résumé : Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre…
Pays : Japon
Année : 2021
Durée : 2h20
Version : VOST
Titre original : Asa ga kuru
Date de sortie en France : 28 juillet 2021
Réalisateur : Naomi Kawase
Scénario : Naomi Kawase; Izumi Takahashi. D'après Mizuki Tsujimura
Image : Yûta Tsukinaga
Musique : Akira Kosemura, An Ton That
Avec : Arata Iura, Hiromi Nagasaku, Aju Makita
Fiche
bobine
Le thème de la famille recomposée au-delà des liens de sang travaille le cinéma japonais contemporain, à l’instar d’Hirokazu Kore-eda dans Tel père, tel fils (2013) ou encore Une affaire de famille (2018). Dans son dixième long métrage, Naomi Kawase interroge à son tour ce fait de société, en traitant des chemins tortueux de l’adoption.
Sakoto et son mari Kiyokazu, couple d’âge mûr, fatigués de leurs échecs à concevoir un enfant, font le choix de l’adoption.
Des années plus tard, ils sont contactés par une femme en grande détresse psychologique, qui finit par avouer être la mère biologique de l’enfant….
La cinéaste narre à parts égales les deux trajectoires de vie qui ont mené à une adoption, ces deux histoires n’en formant finalement qu’une seule. D’un côté le couple découvrant sa stérilité et de l’autre les amours trop précoces d’une adolescente l’amenant à accoucher loin de chez elle et à abandonner son nouveau-né. Une vie gâchée, une seconde sauvée et une troisième comblée…
Naomi Kawase souligne, comme l’indique le titre pluriel du film True mothers, deux rapports à la maternité, celui de la mère biologique qui se retrouve exclue de l’équation familiale et celui de la mère adoptive qui accède au bonheur certes, mais au prix d’un sentiment d’imposture. En remontant le fil des
causes de l’adoption, le film dépasse les définitions trop simples et restitue au processus d’adoption toute sa complexité non seulement intime et affective, mais aussi sociale.
Afin d’ ancrer davantage ses propos dans le réel, la cinéaste se place régulièrement à la lisière entre reportage et fiction. Mais elle n’en oublie pas pour autant son lyrisme habituel, son côté à la fois magique et pacificateur. On retrouve les habituels plans de communion panthéiste dans une nature inondée de lumière. Naomi Kawase qui fut elle-même abandonnée puis adoptée par son grand-oncle et sa grand-tante , réalise avec True mothers une oeuvre profondément émouvante.
Sources : Avoir-alire.com. Télérama 04/08/2021. Lemonde.fr