L’homme de la cave

jeudi 14 octobre 2021

16:30 et 19:00 et 21:00

Tarifs réservés aux adhérents :
(sur présentation de la carte avec photo obligatoire)
• 5,20€ sur les séances proposées par La bobine
• 8€ toute la semaine au multiplexe Mégarama de Chalon-sur-Saône

Résumé : A Paris, Simon et Hélène décident de vendre une cave dans l’immeuble où ils habitent. Un homme, au passé trouble, l’achète et s’y installe sans prévenir. Peu à peu, sa présence va bouleverser la vie du couple. SÉANCES

Pays : France

Année : 2021

Durée : 1h54

Date de sortie en France : 13 octobre 2021

Réalisateur : Philippe Le Guay

Scénario : Philippe Le Guay, Gilles Taurand

Image : Guillaume Deffontaines

Musique : Bruno Coulais

Avec : François Cluzet, Jérémie Renier, Bérénice Bejo


Fiche
bobine

Qu’est-ce que le négationnisme ? Quelles frontières avec le révisionnisme et le complotisme ?
A cette question embarrassante que l’actualité remet périodiquement au menu, Philippe Le Guay se défend de répondre et de juger. Mais, s’inspirant d’une histoire vraie contée par un de ses amis il y a plus de dix ans, il dresse dans son nouveau film un tableau clinique particulièrement précis et démonstratif de cet état « cancéreux » qui sait diviser la société. Après la légèreté des Femmes du 6e étage, il nous plonge ici dans la noirceur scabreuse des sous-sols, où l’on ne fait pas que se cacher…
Un couple décide de vendre une cave dans l’immeuble où ils habitent. L’acheteur est un homme affable et discret qui inspire la sympathie, mais qui va élire domicile dans cette cave plutôt que d’y entreposer les souvenirs de sa mère. A la manière d’un thriller, le réalisateur va montrer comment ce personnage contamine progressivement le couple, la famille et toute la communauté de l’immeuble, comment il les déstabilise jusqu’à les désintégrer, à la manière d’un mal métastatique.
En faisant de cet « homme de la cave » un ancien professeur d’histoire radié, Philippe Le Guay ajoute judicieusement du complexe au complexe, et nous pousse à réfléchir au-delà de nos réactions primaires (un bon historien ne doit-il pas être, d’une certains comportements, sans pour autant les accepter. François Cluzet est magnifiquement moulé dans ce costume froissé qui fait peur et qui attire à la fois, et tous les autres acteurs sont à sa hauteur.
Un film dur sur un sujet difficile, peu abordé au cinéma. Nous ne pouvons que remercier Philippe Le Guay de nous avoir aidés à regarder un peu mieux certaines facettes de la condition humaine. Comme dans ses précédents films, et notamment Les deux Fragonard (1989) ou Alceste à bicyclette (2013), il cherche à comprendre notre semblable différent, le souci de l’autre semble être le moteur de sa caméra.

 

Sources : Positif octobre 2021, dossier de presse.

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