
Les Magnétiques
lundi 6 décembre 2021
16:30 et 19:00 et 21:00
Résumé : Une petite ville de province au début des années 80. Philippe vit dans l’ombre de son frère, Jérôme, le soleil noir de la bande. Entre la radio pirate, le garage du père et la menace du service militaire, les deux frères ignorent qu’ils vivent là les derniers feux d’un monde sur le point de disparaître. Mêlant les genres allègrement et avec beaucoup d’inventivité (de la chronique sociale à la comédie, du drame au récit romantique) Les Magnétiques fait ressortir une histoire extraordinaire de liberté fantasmée et attrapée dans un décor banal où les rêves sont supposés s’échouer. Un film plein d’espoir et de nostalgie.
Pays : France
Année : 2021
Durée : 1h38
Date de sortie en France : 17 novembre 2021
Réalisateur : Vincent Maël Cardona
Scénario : Vincent Maël Cardona, Romain Compingt ...
Image : Brice Pancot
Musique : David Sztanke
Avec : Thimotée Robart, Marie Colomb, Joseph Olivennes ...
Fiche
bobine
Dans la France de 1981, deux frères, Jérôme et Philippe, bricolent une radio libre.
Il y a celui qui se rebellait contre son père et celui qui ne se révoltait pas. Celui qui avait une copine et celui qui n’en avait pas. Jusqu’au jour où Philippe, qui n’a pas réussi à se faire réformer, doit partir au service militaire à Berlin, tout en rêvant à la petite amie de son frère.
Une petite ville de province, le garage paternel, la menace du service militaire obligatoire, une radio pirate installée dans le grenier d’un bar, telle est la base de ce premier long métrage sur laquelle le réalisateur Vincent Maël Carbona déploie un récit très riche dont chaque composante nourrit harmonieusement l’autre. Un récit initiatique dans les pas de Philippe, amoureux de la musique, devant sa console pleine de manettes, de bobines et de magie. Il est le véritable héros de l’histoire. Celui que l’on n’entend pas mais qui, peu à peu, se révèle et nous invite à l’écouter dans le studio pirate où il passe la bande son de l’époque de Joy Division à Marquis de Sade, tandis que son frère philosophe et poétise au micro en ces temps où les ondes se libéraient pour quelques années folles, avant de devenir commerciales.
Si cette tranche de vie est aussi vivante, galvanisée par de belles idées de mise en scène, dont une déclaration d’amour improvisée en direct sur les ondes, depuis Berlin, c’est grâce à Thimotée Robart, qui interprète Philippe, la révélation du film. Ce jeune comédien a tout d’un grand : le charme, le rythme, la densité. Il réussit l’hommage fervent d’un garçon d’aujourd’hui à un garçon d’hier.
Un film sensoriel qui emplit de bonheur nos yeux et nos oreilles. Un film rock à la nostalgie joyeuse.
Sources : Télérama, Première, Le Canard enchaîné (10 novembre 2021).