Lingui, les liens sacrés

jeudi 24 février 2022

16:30 et 19:00 et 21:00

Résumé : Dans les faubourgs de N’djaména au Tchad, Amina vit seule avec Maria, sa fille unique de quinze ans. Son monde déjà fragile s’écroule le jour où elle découvre que sa fille est enceinte. Cette grossesse, l'adolescente n’en veut pas. Dans un pays où l'avortement est non seulement condamné par la religion, mais aussi par la loi, Amina se retrouve face à un combat qui semble perdu d’avance…

Pays : Tchad

Année : 2021

Durée : 1h27

Version : VOST

Date de sortie en France : 8 décembre 2021

Réalisateur : Mahamat-Saleh Haroun

Scénario : Mahamat-Saleh Haroun

Image : Mathieu Giombini

Musique : Wasis Diop

Avec : Achouackh Abakar, Rihane Khalil Alio, Youssouf Djaoro ...


Fiche
bobine

Dans les faubourgs de N’Djaména au Tchad, Amina vit seule avec Maria, sa fille unique de quinze ans. Son monde déjà fragile s’écroule le jour où elle découvre que sa fille est enceinte. Cette grossesse, l’adolescente n’en veut pas. Amina se retrouve face à un combat qui semble perdu d’avance…

Le film concentre, dans une douceur narrative hors du commun, les obstacles les plus indignes qui entravent la vie des femmes et leur épanouissement sexuel et social. Les femmes entre elles sont solidaires, elles se comprennent et se soutiennent dans les épreuves. En silence ou dans les chuchotements entre les portes, elles déjouent les décisions des hommes en leur dissimulant la vérité.

Lingui, les liens sacrés pourrait ne pas avoir de dialogue. Tout est dit dans l’intensité des regards échangés entre les personnages. Une quiétude délicate rythme le film. Grâce aux couleurs, à la lumière, aux cadrages ou aux plans fixes, le metteur en scène a su capter la beauté des femmes, ce qui lui a permis d’introduire de façon paisible le récit du combat à mener pour leur libération, alors que le sujet, d’une grande violence, porte sur l’avortement clandestin interdit, les risques post-opératoires, mais aussi sur l’excision des fillettes, autant d’actes d’une gravité extrême pratiqués encore aujourd’hui au Tchad.

Récompensé d’un prix pour la photo à Cannes, le film de Mahamat-Saleh Haroun affirme, avec un souffle presque féminin et une bienveillance chaleureuse, une vision sans hypocrisie du patriarcat et de la religion au pouvoir dans certains pays du monde. Solaire et rayonnant, Lingui, les liens sacrés démontre ainsi les capacités extraordinaires des femmes africaines qui luttent pour leur autonomie et contre leur servitude.

Sources : Revue Jeune Cinéma décembre 2021 / Dossier de presse.

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