
Les innocents
lundi 23 mai 2022
16:00 et 18:30 et 21:00
Résumé : Un été, quatre enfants se découvrent d’étonnants pouvoirs et jouent à tester leurs limites, loin du regard des adultes. Mais ce qui semblait être un jeu d’enfants, prend peu à peu une tournure inquiétante...
Pays : Norvège
Année : 2022
Durée : 1h57
Version : VOST
Titre original : De uskyldige
Date de sortie en France : 9 février 2022
Réalisateur : Eskil Vogt
Scénario : Eskil Vogt
Image : Sturla Brandth Grøvlen
Musique : Pessi Levanto
Avec : Rakel Lenora Fløttum, Alva Brynsmo Ramstad, Mina Yasmin Bremseth Asheim
Fiche
bobine
Les parents d’Ida et Anna déménagent dans une cité nordique où tout semble conforme aux attentes de la famille : espaces verts, résidence à taille humaine, enfants qui s’amusent dans le parc. Mais dès les premières séquences, on perçoit que quelque chose ne tourne pas rond… une succession de scènes du quotidien met le spectateur dans un état de tension permanent.
Il y a déjà Ida, parfait petit ange avec sa chevelure blonde, ses yeux bleus écarquillés, son teint diaphane…mais Ida maltraite un peu Anna sa grande sœur atteinte d’autisme profond… et puis Ida rencontre Ben, un petit garçon qui possède un pouvoir de télékinésie, et Aïsha, qui a des pouvoirs tout aussi intéressants…
A mesure que le bac à sable se transforme en champ de bataille, l’innocence est à la fois la question, la destination et le piège de ce petit monde réduit à un bloc d’immeubles plantés au milieu d’une nature quasi féérique. Le temps d’une parenthèse estivale, cet îlot de civilisation devient le théâtre de guerre de quatre enfants absolument différents des autres.
Le réalisateur ouvre les portes d’un imaginaire vertigineux, où une union magique entre quatre enfants crée le plus grand des troubles, dans un silence assourdissant, avec simplement quelques silhouettes aux balcons.
Les Innocents est d’une richesse thématique formidable, et c’est aussi un film remarquablement mis en scène par Eskil Vogt, scénariste d’un autre réalisateur norvégien, Joachim Trier. Tout est ordinaire : du béton, des arbres, des immeubles et pourtant tout est évocateur et chargé de sens jusqu’à littéralement exploser à certains moments. Servi par quatre jeunes comédiens exceptionnels, et en bon chef d’orchestre, Eskil Vogt compose une superbe harmonie de l’horreur silencieuse, avec notamment une belle parenthèse cauchemardesque.
Les innocents est un film aussi grand que ses héros sont petits.
Sources : Avoir-Alire.com – Télérama 09 février 2022 – ecranlarge.fr