ASSOCIATION CHALONNAISE POUR LE CINEMA

La Femme du fossoyeur

lundi 13 juin 2022

17:00 et 19:00 et 21:00

Résumé : Ce film nous convie à un voyage à Djibouti, auprès d’une famille où le père n’a pas toujours du travail, où la mère doit subir une opération coûteuse et où le fils traverse une crise de pré-adolescence. Un très beau conte "d’amour et de mort" mais où la vie finit par triompher.

Pays : Somalie

Année : 2022

Durée : 1h22

Version : VOST

Titre original : Guled & Nasra

Date de sortie en France : 27 avril 2022

Réalisateur : Khadar Ahmed

Scénario : Khadar Ahmed

Image : Arttu Peltomaa

Musique : Andre Matthias

Avec : Omar Abdi, Yasmin Warsame, Katar Abdoul, Aziz Ibrahim...

Prix / distinctions : Etalon d’or, Fespaco 2021


Fiche
bobine

Le cinéma africain est rare surtout quant il s’agit d’appréhender des populations démunies sans tomber dans le misérabilisme ou le voyeurisme.
Guled et Nasra sont un couple d’amoureux vivant dans les quartiers pauvres de Djibouti avec leur fils Mahad, mais Nasra souffre d’une grave maladie des reins et doit se faire opérer d’urgence.
Le film débute par une scène d’un certain humour noir où nous découvrons Guled et ses collègues fossoyeurs guettant, pleins d’espoir, à la sortie de l’hôpital, d’éventuels « clients » prêts à être enterrés. Puis nous retrouvons Guled chez lui avec sa femme et son fils. La caméra s’invite à leur domicile de fortune, la lumière est tamisée, les corps sensuels, et l’amour fonctionne comme un miracle entre eux. La pauvreté est presque invisible dans leur chez-soi, au contraire des rues où elle envahit tout.
Mais le drame est là et Nasra doit se faire opérer. Pour trouver l’argent nécessaire et sauver sa femme, Guled entreprend un voyage afin de tenter de se réconcilier avec sa famille, avec laquelle il s’est brouillé, suite à son mariage d’amour avec Nasra.
Le jeune réalisateur Kadher Ayderus Ahmed, finlandais d’origine somalienne, conte, comme dans son court métrage The Night thief (2017), les rapports conflictuels au travail, le poids oppressant des responsabilités, la peur de ne pouvoir s’en sortir. Il rend hommage à son pays natal en le sortant des stéréotypes misérabilistes et stigmatisants en particulier sur le patriarcat et l’obscurantisme accolés à ces régions.
La Femme du fossoyeur se situe du côté de la vie, même dans les instants les plus désespérés.

Sources : Télérama, Positif, dossier de presse, avril 2022

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