Le mystère Jérôme Bosch

lundi 10 avril 2017

19:00 et 21:00

Résumé : 500 ans après sa disparition, Jérôme Bosch, l’un des plus grands peintres flamands, continue à intriguer avec une œuvre aussi fascinante qu’énigmatique, aux interprétations multiples. À travers « Le Jardin des Délices », historiens de l’art, philosophes, psychanalystes en cherchent le sens et rendent un hommage vibrant à un artiste qui défie le temps.

Pays : Espagne

Année : 2016

Durée : 1h21

Version : VOST

Titre original : El Bosco. El jardín de los sueños

Date de sortie en France : 26 octobre 2016

Réalisateur : José Luis López-Linares

Scénario : Cristina Otero

Avec : Miquel Barceló, Guo-Qiang Cai, William Christie, Michel Onfray, Salman Rushdie ...


Fiche
bobine

500 ans après sa disparition, Jérôme Bosch, (né vers 1450 et mort vers 1516 aux Pays-Bas) reste l’un des grands peintres flamands qui continue à intriguer avec une oeuvre aussi fascinante qu’énigmatique, aux interprétations multiples. Pour dissiper un peu le mystère autour du peintre et de son oeuvre, José-Luis Lopez-Linares a réussi à faire entrer ses caméras dans le musée du Prado de Madrid et s’est principalement concentré sur Le Jardin des Délices, qui est un peu ce que La Joconde est au Louvre, se laissant subjuguer par la beauté vénéneuse de cette oeuvre et son vertigineux mystère.

Il a ressenti l’impérieux besoin de confronter ce tableau non seulement au regard des visiteurs, mais aussi à celui de prestigieux intervenants de tous horizons et leur ressenti face à une oeuvre dont l’interprétation prête encore à controverses. Ainsi, devant ce tableau, historiens, écrivains, philosophes, plasticiens, psychanalystes ou musiciens rendent un vibrant hommage à un artiste qui défie le temps.

Devant ce triptyque ” à vocation morale ” évoquant l’Eden, sa chute et ses conséquences littéralement infernales, fourmillant de détails géniaux et grotesques (fruits géants dévorés par des Lilliputiens, animaux fantastiques symboles du péché, scènes orgiaques ou tortures insoutenables), on s’est toujours interrogé: Bosch était-il un moraliste rigoriste voulant montrer le pire pour inciter à la vertu ou bien un génie provocateur se vouant à la description du vice avec gourmandise ?

Le caractère inédit de ce document, le pouvoir de fascina- tion de cette oeuvre intemporelle et universelle, les réflexions et interprétations passionnantes des intervenants , ainsi que l’angle nouveau et réjouissant adopté par le réalisateur qui joue sur les anachronismes en habillant les chefs-d’œuvre du maître flamand avec des chansons pop de Lana del Rey et d’Elvis Costello, en font un film exceptionnel, surprenant et très enrichissant.

Sources : Dossier de presse, Utopia décembre 2016

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