
Blaga’s Lessons
lundi 27 mai 2024
16:00 et 18:30 et 21:00
Résumé : Blaga, enseignante à la retraite, est victime d’une arnaque téléphonique. Afin de récupérer la somme qu’elle vient de perdre, Blaga n’a d’autre choix que de travailler pour ceux qui l’ont escroquée. Cette femme autrefois honnête commence à sacrifier tous ses principes. Une critique virulente et acide de la société bulgare, minée par la corruption et la perte des valeurs.
Pays : Bulgarie
Année : 2024
Durée : 1h54
Version : VOST
Titre original : Urotcite na Blaga
Date de sortie en France : 8 mai 2024
Réalisateur : Stephan Komandarev |
Scénario : Stephan Komandarev et Simeon Ventsislavov
Image : Vesselin Hristov
Musique : Kalina Vasileva
Avec : Eli Skorcheva, Gerasim Georgiev, Rozalia Abgarian ...
Fiche
bobine
Blaga, enseignante à la retraite, au demeurant peu sympathique, est victime d’une arnaque téléphonique. Manipulée par des escrocs, elle leur donne toutes ses économies. Désemparée, l’ancienne professeur est contrainte alors de travailler pour ceux qui l’ont flouée si elle veut récupérer son argent.
Cette femme, autrefois honnête, commence à sacrifier tous ses principes. Son efficacité à faire le mal transforme cet être inoffensif en monstre froid…
Stephan Komandarev veut que ses productions soient des instantanés de la Bulgarie actuelle. Au travers du fléau des arnaques diverses et variées, il illustre de manière efficace ce qui est arrivé à la dignité des personnes âgées dans le monde post-communiste.
Abandonnés par leurs enfants et leurs petits-enfants partis à la recherche d’une vie meilleure, les « seniors » ont du mal à échapper à l’existence humiliante que leur offre une retraite misérable et à se protéger des aigrefins de toute nature.
Dans son film, le cinéaste tient à démontrer, en filigrane, la réalité de la Bulgarie actuelle : un pays périphérique dépeuplé. Sur trois décennies, le pays a perdu le tiers de sa population, principalement les jeunes, et cela sans connaître de guerre. La main d’oeuvre bulgare est happée par l’eldorado que constitue à ses yeux l’économie des pays occidentaux. Des régions entières sont couvertes d’usines abandonnées.
Le réalisateur précise : « Les rêves liés au fait d’avoir rejoint l’Union Européenne sont bien loin. Je ne sais pas si le système établi est vraiment le capitalisme ou un ersatz absurde, mais je peux affirmer que les attentes de ma génération sont loin d’avoir été satisfaites.(…) Le moins que je puisse faire est d’évoquer ces questions dans mes films. »
Un artiste bulgare regarde son pays sombrer. Terrible constat…
Sources : dossier de presse, Première mars 2024, Le Monde 9 avril 2024.