
Quiet life
jeudi 16 janvier 2025
16:00 et 19:00 et 21:00
Résumé : Suède, 2018. Un syndrome mystérieux affecte les enfants réfugiés. Dans l’espoir d’une vie meilleure, Sergei, Natalia et leurs deux filles ont été contraints de fuir leur pays natal. Malgré tous leurs efforts pour s’intégrer et incarner la famille modèle, leur demande d’asile est rejetée. Soudainement, Katja, leur plus jeune fille, s’effondre et tombe dans le coma. Ils vont alors se battre, jusqu’à l’impensable, pour que leur fille puisse se réveiller… Inspiré de faits réels.
Année : 2025
Durée : 1h39
Version : VOST
Date de sortie en France : 1 janvier 2025
Réalisateur : Alexandros Avranas
Scénario : Stavros Pamballis et Alexandros Avranas
Image : Olympia Mytilinaiou
Musique : Tuomas Kantelinen
Avec : Chulpan Khamatova, Grigoriy Dobrygin, Naomi Lamp ...
Fiche
bobine
Dans l’espoir d’une vie meilleure, Sergeï, Natalia et leurs deux filles ont été contraints de fuir leur pays natal, la Russie, pour se réfugier en Suède .
La scène inaugurale du film est assez glaçante. On voit les quatre membres de la famille se mettre en scène, l’un après l’autre pour « faire famille » face à l’objectif d’un appareil photographique ou d’une caméra. L’espace dans lequel ils évoluent est anormalement grand pour être un intérieur douillet et familial. A bien y regarder, les fillettes font la moue, l’une a le regard sombre, presque inquiet. Les parents, quant à eux, paraissent froids, appliqués, sans émotion.
Cependant, le malaise de la première scène perdure, amplifié par des images en camaïeu de bleus et gris qui donnent un sentiment de froideur. Tout est lisse, impersonnel, rangé, aseptisé. Les seules touches chaudes sont le rose des lèvres des fillettes et la sauce tomate des pâtes. Les parents sont sur le qui-vive permanent et s’efforcent de montrer ce que l’administration veut voir.
La Suède apparaît comme un pays qui sait accueillir les migrants dans des conditions décentes. Les filles sont scolarisées, participent à des activités culturelles et sportives. La famille donne tous les signes d’une intégration réussie.
Inspiré de faits réels, le film relate le mal-être de millions d’enfants, poussés sur les chemins de l’exil par la guerre, la misère et la répression. Comment leurs parents peuvent-ils les protéger et garantir leur bien-être quand la réalité n’incite guère à l’optimisme? C’est ce qui a incité le cinéaste à aborder ce thème à travers la famille de Sergei et Natalia : ”C’est une histoire universelle sur la fragilité de la vérité, sur l’amour inconditionnel des parents pour leurs enfants, et sur la situation d’un enfant en exil », confie-t-il.
Si la première partie du film dresse une réalité factuelle, avec un style visuel plutôt austère, l’esthétique du film glisse ensuite vers la science-fiction, voire le contes de fées, les deux petites filles rappelant La belle au Bois dormant.
Sources : Dossier de presse – cineuropa.org