My Sunshine

jeudi 27 février 2025

14:30 et 16:30 et 18:30 et 20:30

Résumé : Sur l'île d'Hokkaido, l'hiver est la saison du hockey pour les garçons. Takuya, lui, est davantage subjugué par Sakura, qui répète des enchaînements de patinage artistique. Il tente maladroitement de l'imiter si bien que le coach de Sakura, touché par ses efforts, décide de les entraîner en duo... Le jeune réalisateur japonais affirme une écriture cinématographique singulière et pleine de promesses.

Pays : Japon

Année : 2024

Durée : 1h30

Version : VOST

Titre original : Boku no Ohisama

Date de sortie en France : 25 décembre 2024

Réalisateur : Hiroshi Okuyama

Scénario : Hiroshi Okuyama

Image : Hiroshi Okuyama

Avec : Sosuke Ikematsu, Keitatsu Koshiyama, Kiara Nakanishi ...


Fiche
bobine

Sur l’île d’Hokkaidō, l’hiver est la saison du hockey pour les garçons. Takuya, lui, est davantage subjugué par Sakura, tout juste arrivée de Tokyo, qui répète des enchaînements de patinage artistique. Il tente maladroitement de l’imiter si bien que le coach de Sakura, touché par ses efforts, décide de les entrainer en duo en vue d’une compétition prochaine… À mesure que l’hiver avance, une harmonie s’installe entre eux malgré leurs différences. Mais les premières neiges fondent et le printemps arrive, inéluctable.
« Regarde toujours dans la direction du soleil levant et tu ne verras jamais l’ombre derrière toi ». Il est question de tout cela dans My Sunshine, film infiniment gracieux et sensible qui fait le récit d’une association éphémère, entre trois solitudes se rassemblant autour d’un sport déconsidéré, source d’une beauté intransitive.
Après des décennies de maniérisme narratif, de plus en plus de jeunes cinéastes semblent reprendre le récit de zéro, revenir à des histoires simples racontées au premier degré, comme on fait ses gammes, ou comme pour en revenir à une innocence enfantine de l’expression.
L’enfance est justement au cœur des deux premiers longs-métrages d’Hiroshi Okuyama, cinéaste japonais de 28 ans, artiste complet assurant l’écriture comme la photographie de ses films.
Modeste et doux, My Sunshine a la délicatesse d’un Kore-Eda, mais aussi sa cruauté sous-jacente. Ce récit initiatique porte sur la complexité des sentiments qui animent les protagonistes au seuil de l’adolescence, et sur le poids que prend le regard de l’autre, même – et peut-être plus – lorsque celui-ci n’est pas exprimé. Le cinéma d’Okuyama se passe de mots, se concentrant plutôt sur les gestes, les silences et les regards pour saisir l’évanescence de cette période de la vie sur le point de s’achever, teintant chaque instant de mélancolie.
La parfaite symétrie des cadrages baignés par la lumière hivernale, sur fond de Debussy vient rehausser l’harmonie qui s’établit entre les trois protagonistes, dans une histoire qui n’appartient qu’à eux soupoudrée d’une touche d’espièglerie.
« À quoi rêvent les patineurs qui tracent des lignes, des lignes et des cœurs ? »

 

Sources : Le Monde 25/12/2024 – Les Fiches du Cinéma 06/2024 – V.O. 12/2024

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