Jane Austen a gâché ma vie

jeudi 6 mars 2025

14:30 et 16:30 et 18:30 et 20:30

Résumé : Agathe a autant de charme que de contradictions. Elle est célibataire mais rêve d’une histoire d’amour digne des romans de Jane Austen. Elle est libraire mais rêve d’être écrivain. Elle a une imagination débordante mais une sexualité inexistante. La vie n’est jamais à la hauteur de ce que lui a promis la littérature. Invitée en résidence d’auteurs en Angleterre, Agathe devra affronter ses peurs et ses doutes pour enfin réaliser son rêve d’écriture… et tomber amoureuse.

Pays : France

Année : 2025

Durée : 1h34

Date de sortie en France : 22 janvier 2025

Réalisateur : Laura Piani

Scénario : Laura Piani

Image : Pierre Mazoyer

Musique : Peter Von Poehl

Avec : Camille Rutherford, Pablo Paulo, Charlie Anson, Annabelle Lengronne … et les participations amicales de Frédérick Wiseman et Pierre-François Garel.

Prix / distinctions : Prix du public, rencontres du cinéma francophone en Beaujolais, édition 2024.


Fiche
bobine

Dans ce premier long métrage, Jane Austen a gâché ma vie,  Laura Piani joue avec les codes de la comédie de mœurs à l’anglaise pour raconter la quête d’un désir inavoué vers son accomplissement intime. Célibataire trentenaire et dépressive, Agathe croit encore au mythe du prince charmant. Elle aspire à vivre une histoire d’amour aussi vibrante que celles décrites dans les romans de Jane Austen. Hélas, la réalité se montre bien souvent décevante face aux promesses enchantées de la littérature.

 

Au cœur de Jane Austen a gâché ma vie réside d’abord la tendresse amusée avec laquelle Laura Piani filme Agathe, cet alter ego sincère, doux, fragile, qui, face à l’élan romanesque de sa conscience, se crispe de peur à l’idée de souffrir à nouveau et préfère se réfugier dans l’illusion heureuse de la solitude. Ici en effet, l’extrême pudeur de la vie intime et des désirs naissants d’Agathe dialoguent à la fois avec l’ironie et le romantisme politique de la littérature de Jane Austen, dont la plume est notamment réputée pour avoir déconstruit les impératifs sociaux. Il y a une beauté simple dans les contours harmonieux d’un triangle amoureux, dans les marivaudages qui ne se prennent jamais vraiment au sérieux, venus panser les plaies d’un deuil profondément enfoui et ravivé à plusieurs reprises lors de gags qui font leur petit effet.

 

Aux côtés de Pablo Pauly et Charlie Anson, tous deux impeccables dans les rôles d’irrésistibles séducteurs, la charmante Camille Rutherford  insuffle une douce mélancolie  à son personnage lunaire, insolent, superbement décalé, lequel ne peut s’épanouir qu’en quittant la grisaille monotone de sa zone de confort pour aller côtoyer d’autres âmes en peine. Ainsi pourra-t-elle affronter en personne les souvenirs du passé dans l’élégant manoir familial de Jane Austen. Ce  premier film plein de fraîcheur nous faisant découvrir les charmes de la campagne anglaise est porté de bout en bout par l’étrangeté poétique et le regard tourmenté de Camille Rutherford. Une jolie réussite.

 

Sources : Dossier de presse -Télérama du 22/01/2025. – lemagducine.com

 

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