La Communauté

jeudi 9 février 2017

19:00 et 21:10

Résumé : Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d'architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s'installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d'un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l'expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote.

Pays : Danemark

Année : 2017

Durée : 1h52

Version : VOST

Titre original : Kollektivet

Date de sortie en France : 18 janvier 2017

Réalisateur : Thomas Vinterberg

Scénario : Tobias Lindholm, Thomas Vinterberg

Avec : Fares Fares, Ulrich Thomsen, Trine Dyrholm ...

Prix / distinctions : Ours d’argent de la meilleure actrice à Trine Dyrholm, Berlinade 2016 Meilleur montage, Prix du cinéma européen 2016

Fiche
bobine

« Communauté »… Mot magique pour une certaine génération, au début des années 70, qui voulait prouver qu’il était possible d’habiter ensemble, sous un même toit, “en communauté”, afin de vivre libre dans des rapports humains plus authentiques pour le bien de chacun et le bien commun. C’est la démarche d’Anna, célèbre journaliste de la télévision danoise, quand elle incite son mari, professeur d’architecture, à ouvrir la porte de la grande maison de son beau-père à d’autres personnes. Peut-être le fait-elle aussi pour prévenir une certaine lassitude de leur couple… Nous sommes invités dans le rêve de l’une de ces vies, nous participons aux réunions domestiques, aux dîners et aux fêtes. L’amour, l’amitié , le vivre ensemble… tout paraît aller pour le mieux jusqu’au jour où… Et, la réalité est tout autre. Les personnages sont victimes de leurs propres idéaux et tombent dans le piège puissant et violent de la jalousie.

Le film est une réflexion sur le couple mais aussi sur la famille et sur la communauté dans laquelle l’utopie du vivre-ensemble ne règle pas tout. Il est parfois drôle, parfois délicat, parfois cruel et réaliste mais il est surtout un douloureux et émouvant portrait de toute une génération qui voulait changer la société pour la rendre meilleure et plus juste.

Vinterberg cultive le malaise du spectateur par le jeu de sa caméra. Une caméra capable, dans le même mouvement, de saisir la vie d’un groupe et, par un gros plan ou un subtil recadrage, d’isoler l’attitude d’un personnage. Mieux, elle démasque les sentiments de chacun d’eux tout en les replaçant toujours au cœur de l’ensemble. La multiplication des angles de prise de vue pour une même scène et la succession de plans parfois très courts s’incluent dans un montage maîtrisé. Cela guide le spectateur qui peut cependant rester quelque peu perplexe sur des interrogations de toujours : « Que comprend l’homme lorsque la femme lui murmure je t’aime » ? et, inversement : « Qu’interprète la femme lorsque c’est l’homme qui l’assure de son amour » ?

Texte : Anne et Jean-Luc – La bobine – 25 novembre 2016

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