Paterson

jeudi 19 janvier 2017

19:00 et 21:10

Dans le cadre du festival Télérama

Résumé : Paterson vit à Paterson, New Jersey, cette ville des poètes - de William Carlos Williams à Allan Ginsberg – aujourd’hui en décrépitude. Chauffeur de bus d’une trentaine d’années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas... Une réflexion amusée et exaltante sur les rapports entre l'art et la vie quotidienne, le professionnalisme et l'amateurisme, la poésie et la prose.

Pays : Etats-Unis

Année : 2016

Durée : 1h58

Version : VOST

Date de sortie en France : 21 décembre 2016

Réalisateur : Jim Jarmush

Scénario : Jim Jarmush

Avec : Adam Driver, Golshifteh Farahani, Nellie ...


Fiche
bobine

Paterson, c’est le nom de famille du personnage principal qui se lève tous les matins à 6h15 pour avaler son bol de céréales et rejoindre à pied le dépôt de bus duquel il part faire sa tournée.

Curiosité des choses : Paterson c’est aussi le nom de la ville du New Jersey où Paterson travaille. Paterson enfin, c’est le titre d’un recueil de poèmes que Paterson (le chauffeur) affectionne particulièrement, écrit par William Carlos Williams (1883-1963) sur Paterson (la ville) dans laquelle il habitait naguère lui-aussi…

Jarmusch a toujours eu un goût pour ces bizarreries : le film n’a pas encore commencé qu’il repose déjà sur un enchevêtrement de sens à explorer. Sauf que contrairement à la plupart des films du cinéaste, Paterson reste sur place, circonscrit à une localité et à quelques lieux récurrents. Et pour cause, notre chauffeur de bus est un type à la vie bien rodée.

Il partage avec sa petite amie Laura et leur bouledogue Marvin une harmonie domestique très ritualisée. Tous les menus épisodes de cette vie sont pour Paterson une grande source d’inspiration. Il les consigne dans un petit carnet en une prose ciselée et concrète, griffonnée sur un « coin » de volant, raturée, triturée, mâchonnée…

Pour Jarmusch, l’ambition du film reste modeste : « A travers la semaine d’un jeune couple, on mesure combien chaque jour est une variation du précédent ». Les jeudis, vendredis ou samedis qui rythment Paterson se répondent : ils riment…

Cette poésie touchante témoigne d’un rapport au monde simple et complet. Tant que les sentiments sont purs, ils suffisent pour être bouleversants.

« Le film se veut un antidote à la noirceur et à la lourdeur des films dramatiques et du cinéma d’action . C’est un film que le spectateur devrait laisser flotter sous ses yeux, comme des images qu’on voit par la fenêtre d’un bus qui glisse, comme une gondole, à travers les rues d’une petite ville oubliée ». Jim Jarmusch

Sources : Cahiers du Cinéma décembre 2016, Le Monde 21 décembre 2016

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Dans le cadre du festival Télérama

3,50 € avec le Pass