La révolution silencieuse

jeudi 14 juin 2018

19:00 et 21:00

Résumé : Allemagne de l'est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s'apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l'armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d'Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.

Pays : Allemagne

Année : 2018

Durée : 1h51

Version : VOST

Titre original : Das schweigende Klassenzimmer

Date de sortie en France : 2 mai 2018

Réalisateur : Lars Kraume

Scénario : Lars Kraume, d'après le livre de Dietrich Garstka

Avec : Jonas Dassler, Michael del Coco, Sina Ebell

Prix / distinctions : Prix de la meilleure interprétation masculine Tom Gramenz, Leonard Scheicher, Festival 2 cinéma de Valenciennes 2018

Fiche
bobine

Allemagne de l’Est, 1956 : des lycéens, scolarisés dans l’année du bac, décident d’observer une minute de silence en classe pour rendre hommage aux révolutionnaires qui, en Hongrie, viennent d’être durement réprimés par l’armée soviétique. Cette minute de silence fera grand bruit au plus haut sommet de l’Etat…

Aïe ! aïe ! un film qui affiche d’emblée qu’il est « tiré de faits réels » peut faire craindre le pire sur le plan cinématographique. Préjugé stupide et non avenu ici tant ce film ne se contente pas de rapporter des événements mais distille durant 111 minutes un large éventail de comportements et de sentiments humains.

L’écriture est relativement simple mais le film est dense. Au travers de la vie de lycéens, il aborde d’intéressantes questions : l’adhésion à une idéologie, les manipulations sans vergogne du pouvoir, le poids du passé familial…

Le mensonge et la vérité, la honte et l’honneur, l’honnêteté et la trahison, autant de thèmes qui restent encore et toujours d’actualité.

Le film n’est pas sans rappeler L’insulte de Ziad Doueiri (La bobine, 01/03/18) montrant qu’un acte qui devrait être d’une portée limitée devient affaire d’Etat dans un contexte socio-géo- graphique particulier. Il rappelle aussi L’ennemi de la classe du Slovène Rok Biček (La bobine,18/06/15) dans lequel des élèves se confrontaient à l’autorité adulte. Il rappelle enfin, au moins pour une superbe scène finale, Le cercle des poètes disparus de Peter Weir. Est-ce à dire que c’est du déjà vu ?

Oui, diront certains ; pas du tout, rétorqueront d’autres car l’angle de vue diffère. Ne cherchons pas à savoir qui a raison dans la mesure où dans un film au sujet solidement traité et aux acteurs affichant une belle spontanéité, le citoyen/cinéphile trouve toujours du plaisir.

Texte : Jean-Luc – 11 mars 2018

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