Sonate pour Roos

mardi 3 juillet 2018

21:00

La bobine partenaire

4€ la place, dans le cadre de la fête du cinéma

Résumé : Roos rejoint la Norvège tous les ans afin de rendre visite à son jeune frère et sa mère pianiste. Entre les deux femmes, d’anciennes tensions enfouies empêchent toute communication. Cette année, Roos souhaite pourtant partager une nouvelle essentielle.

Pays : Pays-Bas

Année : 2018

Durée : 1h32

Version : VOST

Titre original : Verdwijnen

Date de sortie en France : 18 avril 2018

Réalisateur : Boudewijn Koole

Scénario : Jolein Laarman

Image : Melle van Essen

Musique : Alex Simu

Avec : Jakob Oftebro, Rifka Lodeizen, Elsie de Brauw...


Fiche
bobine

C’est sur les terres givrées de la Norvège que le Néerlandais Boudewijn Koole a puisé la matière, poudreuse et aussi volatile qu’un flocon, pour distiller sa Sonate pour Roos. Une mélodie magnifiée par un drame, dont la trame initiale trouve sa genèse dans l’expérience personnelle du réalisateur.
Boudewijn Koole explore et tente de comprendre les rapports que les différents membres d’une famille peuvent entretenir. Mère et fille demeurent campées sur leur position. Louise montre avec justesse toute la froideur d’une mère absente, sous l’emprise de sa passion pour le piano, tenant sa fille pour responsable de leur chaos affectif. Face à cette relation figée, Roos cherche à briser la glace mais sa propre incapacité à comprendre sa mère la retient dans une rancune tenace malgré ses espérances. En qualité d’intermédiaire, le petit frère Bengt essaie de créer un pont entre les deux femmes.
L’écriture, portée par une authenticité émotionnelle, est à la fois légère et abrupte, offrant des dialogues intenses malgré la concision des phrases : des paroles de vérité dépouillées d’un enrobage lyrique et qui touchent au sensible.
L’oeuvre est exécutée avec une froide précision par Koole, et malgré tout, le résultat est chaleureux et poignant. Les paysages nordiques magnifiques renforcent l’impact de l’histoire. Sonate pour Roos est une carte blanche à l’amour filial, enveloppée d’une sonorité minéralisée apaisante et d’une imagerie au glacis naturel. Un film tendre et dur où la mort, paradoxalement, devient l’antidote qui pansera les tensions familiales.
« Nous semblons isoler la nature dans sa globalité merveilleuse, juste comme elle est. J’aimerais être capable d’isoler de la même manière mes amis, ma famille, moi-même, aussi naturellement. J’apprends beaucoup de la nature. Elle m’apprend la modestie, le temps et les dimensions des choses de l’amour. »

Sources : Le Bleu du Miroir-Cineuropa – Dossier de presse

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