
Soirée spéciale proposée dans le cadre du Mois de l’architecture contemporaine en Bourgogne organisé par la Maison de l’architecture de Bourgogne
Tarif unique 5,20 €
Résumé : La vie dans un quartier de classe moyenne de la zone sud de Recife est perturbée par l’arrivée d’une société de sécurité privée. La présence de ces hommes est source de tranquillité pour certains et de tension pour d’autres, dans une communauté qui semble avoir beaucoup à craindre. Une chronique brésilienne, une réflexion sur l’histoire, la violence et le bruit.
Pays : Brésil
Année : 2012
Durée : 2h11
Version : VOST
Titre original : O Som ao Redor
Date de sortie en France : 26 février 2014
Réalisateur : Kleber Mendonça Filho
Scénario : Kleber Mendonça Filho
Image : Fabricio Tadeu
Musique : Dj Dolores
Avec : Ana Rita Gurgel, Caio Almeida, Maeve Jinkings ...
Fiche
bobine
Recife : une ville de 1.555 million d’habitants, 3.700 millions avec l’agglomération.
Ce premier long métrage réalisé par l’ex-critique Kleber Mendonça Filho, auteur de courts métrages très remarqués, a été tourné dans sa ville natale, dans sa rue et même dans son appartement.
Son deuxième film, Aquarius, sélectionné à Cannes, a été présenté par La bobine en novembre 2016.
On entre dans le film par un prologue énigmatique montrant des photographies d’archives en noir et blanc de l’ancien monde brésilien : une plantation du Permamboco montrant des colons dans leur propriété avec leurs domestiques.
Nous entrons ensuite par séquences dans ce quartier aisé de Setubal où les habitants vivent une existence routinière et confortable, enfermés sous un globe de verre. Beaucoup de portes, de grilles, de caméras et de murs qui s’emboîtent, nous insufflent un malaise grandissant. Avec l’arrivée d’une société de gardiennage et de sécurité qui propose ses services, l’inquiétude s’installe et déstabilise cette communauté de riverains.
La bande-son, tout en échos, bruits de fond du quotidien, rumeurs et aboiements, construit l’environnement et agit sur sa dynamique.
La caméra de Mendonça Filho démontre une puissance d’évocation graphique avec ses rues aux perspectives obstruées, dessinant sans cesse des lignes contradictoires de partage et de perméabilité. Quelques plans suffisent pour nous faire sentir l’imposante présence de la ville en contradiction avec ce quartier d’habitations retranchées mais dont les fenêtres et balcons sont toujours grands ouverts. Nous avons là un double niveau de lecture de l’architecture : horizontale à l’extérieur, verticale à l’intérieur. C’est la cartographie d’un Brésil loin des images traditionnelles de violence et de pauvreté mais proche d’une société faussement moderne prise au piège d’un passé impossible à oublier qui tente l’évolution mais ne fait qu’attendre son implosion.
Sources : Abus de ciné.com. Libération. 25.02.2014.
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bande-annonce
Evénement
en partenariat
En partenariat avec la Maison de l’architecture de Bourgogne
Soirée spéciale
Invité – Débat
Marc Dauber, architecte, président de la Maison de l’architecture