Les bruits de Recife

lundi 1 octobre 2018

19:30

Soirée spéciale proposée dans le cadre du Mois de l’architecture contemporaine en Bourgogne organisé par la Maison de l’architecture de Bourgogne

Tarif unique 5,20 €

Résumé : La vie dans un quartier de classe moyenne de la zone sud de Recife est perturbée par l’arrivée d’une société de sécurité privée. La présence de ces hommes est source de tranquillité pour certains et de tension pour d’autres, dans une communauté qui semble avoir beaucoup à craindre. Une chronique brésilienne, une réflexion sur l’histoire, la violence et le bruit.

Pays : Brésil

Année : 2012

Durée : 2h11

Version : VOST

Titre original : O Som ao Redor

Date de sortie en France : 26 février 2014

Réalisateur : Kleber Mendonça Filho

Scénario : Kleber Mendonça Filho

Image : Fabricio Tadeu

Musique : Dj Dolores

Avec : Ana Rita Gurgel, Caio Almeida, Maeve Jinkings ...

Prix / distinctions : Meilleur scénario, Rio 2012 - Meilleur premier film, Toronto 2013 - Prix spécial du jury Llelda 2013

Fiche
bobine

Recife : une ville de 1.555 million d’habitants, 3.700 millions avec l’agglomération.
Ce premier long métrage réalisé par l’ex-critique Kleber Mendonça Filho, auteur de courts métrages très remarqués, a été tourné dans sa ville natale, dans sa rue et même dans son appartement.

Son deuxième film, Aquarius, sélectionné à Cannes, a été présenté par La bobine en novembre 2016.

On entre dans le film par un prologue énigmatique montrant des photographies d’archives en noir et blanc de l’ancien monde brésilien : une plantation du Permamboco montrant des colons dans leur propriété avec leurs domestiques.

Nous entrons ensuite par séquences dans ce quartier aisé de Setubal où les habitants vivent une existence routinière et confortable, enfermés sous un globe de verre. Beaucoup de portes, de grilles, de caméras et de murs qui s’emboîtent, nous insufflent un malaise grandissant. Avec l’arrivée d’une société de gardiennage et de sécurité qui propose ses services, l’inquiétude s’installe et déstabilise cette communauté de riverains.

La bande-son, tout en échos, bruits de fond du quotidien, rumeurs et aboiements, construit l’environnement et agit sur sa dynamique.

La caméra de Mendonça Filho démontre une puissance d’évocation graphique avec ses rues aux perspectives obstruées, dessinant sans cesse des lignes contradictoires de partage et de perméabilité. Quelques plans suffisent pour nous faire sentir l’imposante présence de la ville en contradiction avec ce quartier d’habitations retranchées mais dont les fenêtres et balcons sont toujours grands ouverts. Nous avons là un double niveau de lecture de l’architecture : horizontale à l’extérieur, verticale à l’intérieur. C’est la cartographie d’un Brésil loin des images traditionnelles de violence et de pauvreté mais proche d’une société faussement moderne prise au piège d’un passé impossible à oublier qui tente l’évolution mais ne fait qu’attendre son implosion.

Sources : Abus de ciné.com. Libération. 25.02.2014.

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Evénement
associé

dans le cadre du Mois de l’architecture contemporaine en Bourgogne

Evénement
en partenariat

En partenariat avec la Maison de l’architecture de Bourgogne

Soirée spéciale
Invité – Débat

Marc Dauber, architecte, président de la Maison de l’architecture

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