La dernière vie de Simon

jeudi 20 février 2020

19:00 et 21:00

Résumé : Simon a 8 ans, il est orphelin. Son rêve est de trouver une famille prête à l’accueillir. Mais Simon n’est pas un enfant comme les autres, il a un pouvoir secret : il est capable de prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée… Et vous, qui seriez-vous si vous pouviez vous transformer ?

Pays : France

Année : 2019

Durée : 1h30

Date de sortie en France : 5 février 2020

Réalisateur : Léo Karmann

Scénario : Sabrina B. Karine et Léo Karmann

Image : Julien Poupard

Musique : Julien Poupard

Avec : Benjamin Voisin, Martin Karmann, Camille Claris ...

Prix / distinctions : Prix du public, Gérardmer 2019


Fiche
bobine

Deux conseils préalables avant de voir ce premier film de Léo Karmann : – Ne rien lire sur la trame de l’histoire afin d’en préserver toutes les surprises. – Cartésiens s’abstenir.
Nous ne dirons donc rien sur la vie de Simon, jeune orphelin de 8 ans adopté par une famille.
Nous ne ferons pas la remarque consistant à dire que le thème du « double » est rarement abordé dans le cinéma français. Sans doute faut-il remonter six ans en arrière avec Un illustre inconnu de Matthieu Delaporte.
Nous ne soulignerons pas que le genre fantastique n’est pas la tasse de thé des jeunes réalisateurs français actuels. Certes en 2019 sont sortis Les garçons sauvages de Bertrand Mandico et La nuit a dévoré le monde de Dominique Rocher mais ces films se placent dans ce que l’on peut appeler le « fantastique frissonnant » alors que Karmann s’inscrit dans le « fantastique bienveillant » (termes non labellisés !).
Taisons le fait que les films sur les enfants et ados abordent surtout les problèmes liés à cette tranche d’âge alors qu’ici ils ne sont pas gommés mais montrés dans un autre contexte.
Avouons seulement qu’aux trois personnages principaux du film, il faut en ajouter un quatrième : la nature. Cette nature qui cache les drames et les secrets (la forêt aux lumières contrastées) ou qui révèle les sentiments de chacun (les lumineux bords de mer).
Après une belle introduction dans le monde de l’enfance (Cf. les champs/contre-champs sous la table et les plans intérieurs/ extérieurs sous les draps éclairés par les lampes torches), le réalisateur mène le spectateur qui veut bien le suivre, dans un univers où les mots « compassion », « amitié » et « amour » prennent tout leur sens. Et qu’est-ce que ça fait du bien !

 

 

Texte : Jean-Luc – La bobine – 18 novembre 2019