Sole

lundi 5 octobre 2020

19:00 et 21:00

Résumé : Le jeune Ermanno vit dans une Italie sans futur. Lena, 22 ans, enceinte, arrive tout juste de Pologne. Elle porte l’enfant que l’oncle d’Ermanno et sa femme adopteront à la naissance. Alors qu’il est chargé de veiller sur elle, Ermanno commence à s’attacher à Lena et à s'imaginer père de ce futur enfant.

Pays : Italie

Année : 2020

Durée : 1h40

Version : VOST

Date de sortie en France : 9 septembre 2020

Réalisateur : Carlo Sironi

Scénario : Antonio Manca, Giulia Moriggi

Image : Gergely Pohárnok

Avec : Sandra Drzymalska, Claudio Segaluscio, Barbara Ronchi...

Prix / distinctions : Prix du jury et prix des exploitants, Villerupt 2019. Prix du meilleur long métrage, Montpellier 2019

Fiche
bobine

Il était une fois la rencontre de deux solitudes, de deux vies tristes comme un jour de crachin, pas une vraie pluie, mais pas de soleil. Léna, jeune polonaise, gamine perdue, orpheline et enceinte, arrive en Italie pour faire adopter son bébé en échange de quelques milliers d’euros. Ermanno, brisé par le suicide de son père, erre comme un étranger dans cette ville qui l’a vu naître. Il n’a que deux vagues copains et la seule compagnie qui lui est nécessaire est celle des machines à sous. Son oncle, sa seule famille, le mandate, moyennant finances, pour prendre soin de Léna, dont il adoptera le bébé. Léna, résignée, suit Ermanno dans un appartement. Ils vont devoir durant quelques semaines faire semblant d’être un couple, répondre aux questions soupçonneuses de l’administration, se soumettre aux examens habituels. L’échographie annonce une fille, mais Léna regarde ailleurs. Cependant les choses ne vont pas se passer comme prévu.

Dans son film, Carlo Sironi s’empare des espaces, en fait un langage à part entière. Les intérieurs sont des éléments importants du récit ; c’est le cas de l’appartement où Ermanno et Léna se découvrent. A l’image de la défiance et des silences du départ, qui font place à une timide rencontre puis à une attirance, l’atmosphère se réchauffe. Les nuances d’azur de la mer se retrouvent peu à peu sur les murs de la chambre. L’usage de la lumière est un élément central de la mise en scène, comme cette séquence où, en pleine coupure de courant, les jeunes parents donnent un bain à leur bébé à la lumière d’une bougie. Léna se trouve confrontée à de nombreux conflits émotionnels, pourtant, Sole – soleil en italien – c’est le prénom qu’elle a choisi pour sa fille, un prénom qui donne une lueur d’espoir dans une vie qui jusqu’à présent en était dépourvue.

Dans la lumière aqueuse et froide d’une station balnéaire, Carlo Sironi signe un film mélancolique, sensible et taiseux sur le mystère de la filiation.

 

Sources : Positif : septembre 2020, Le Canard enchaîné et Télérama 9 septembre 2020,

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